Subscribe

Ben l’Oncle Soul : ” Répandre la bonne ‘vibe’ aux États-Unis “

Treize mois après la sortie de son premier album en France, Ben l’Oncle Soul séduit déjà le public américain. Il vient de terminer une tournée de cinq dates aux États-Unis et doit revenir l’année prochaine pour une série d’une quinzaine de concerts.

Sans Francisco, Pasadena, New York… ça fait quoi de célébrer la Fête de la musique aux États-Unis ?

C’est la grande classe. Pour avoir été plusieurs fois à New York, en tant que voyageur et ‘kiffeur du monde’, jouer à Central Park le 21 juin dernier était pour moi un moment plein d’émotions. Depuis que nous sommes arrivés, avec toute l’équipe, on est crevés mais c’est tellement excitant de voir comment le public nous répond. Sur scène, ça nous donne vraiment la patate.

Quel était votre état d’esprit avant de traverser l’Atlantique?

J’avais un peu de pression mais je me suis rendu compte que je me la mettais tout seul. Nous sommes venus pour voir quel accueil on allait nous réserver. On n’avait aucun point de repère ou de comparaison, puisqu’en France, je suis le seul à faire de la soul comme ça. Finalement le public américain s’est avéré ne pas être du tout dans le jugement, mais plutôt très curieux et assez touché. À San Francisco, nous étions en première partie de Sharon Jones & the Dap Kings, la reine de la soul ‘back in the sixties’ comme moi je peux en faire, et nous n’avons pas eu à rougir.

Faire de la soul, dans le pays où elle a été inventée, était un pari un peu risqué. Diriez-vous que vous avez conquis le public américain ?

Pour les Américains, faire de la soul en français cela a un côté très personnel. Ils me disent ‘Attends, toi tu as écouté notre musique et tu en as fait un truc dans ta langue’ : ça leur parle. Je fais des chansons issues de leur culture, en ramenant la mienne, et eux ils ont vraiment envie de découvrir ça, parce qu’ils aiment la France. Pour moi, c’est un vrai succès en terme d’énergie.

En 2012, on parle de quinze nouvelles dates aux USA. Peut-on envisager de vous voir sur des scènes mythiques comme Détroit ou Memphis, berceaux de la soul ?

Détroit reste une ville hyper isolée où il ne se passe plus grand chose, même si c’est la ville où fut fondée la Motown (nom de sa maison de disque qu’il a tatoué sur le poignet gauche, ndrl). Par contre, j’adorerais faire un concert à La Nouvelle-Orléans. On verra ce qui s’offre à nous. C’est un vrai travail et un investissement pour mes tourneurs.

Et pour toute votre équipe ?

Oui. On a fait des efforts sur le nombre de personnes dans les chambres, sur le confort dans l’avion pour répandre la bonne ‘vibe’ aux Etats-Unis. On se retrouve dans la situation du début de l’aventure en France. Mais on a toujours soif de ça et on est prêt à relever les challenges.

Vous n’allez pas déserter la France pour autant ?

Non. On garde la tête froide. Tout ce qu’on nous donne, on le prend et on le vit à fond. On essayera de passer du temps au États-Unis mais on reste très attaché à la France. Cet été, on est programmé dans tous les festivals. La tournée s’achèvera en décembre 2011. Après, je pense que je prendrai du temps pour moi pour composer et préparer le prochain album.

À voir:

Ben l’Oncle Soul à Central Park le 21 juin 2011.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related

  • Ayo : une tournée aux États-Unis et un nouvel albumAyo : une tournée aux États-Unis et un nouvel album La chanteuse Ayo,  de passage à New York pour l’ouverture du « World Nomads » organisé par le French Institute Alliance Française, vient d’enregistrer son second album et est actuellement […] Posted in Music
  • Yaël Naim et David DonatienYaël Naim et David Donatien Après la comédie musicale Les 10 commandements qui l’a révélée en France et un premier opus qui n’avait pas trouvé son public, Yaël Naim connaît le succès avec un sublime deuxième album, […] Posted in Music