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Bernard Kouchner mercredi en Afghanistan pour trois jours

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a annoncé lundi à Washington qu’il se rendrait mercredi en Afghanistan avec l’émissaire français Pierre Lellouche pour y préparer pendant trois jours le suivi de l’élection présidentielle afghane du 20 août.

“Pierre Lellouche et moi-même, nous allons mercredi en Afghanistan”, a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères à l’issue d’un entretien avec son homologue américaine Hillary Clinton.

Bernard Kouchner, qui a précisé qu’il resterait en Afghanistan jusqu’à vendredi, a indiqué avoir notamment discuté de la sécurité des observateurs que l’Union Européenne compte déployer dans le pays pendant le scrutin.

“Nous voulions quelques certitudes communes à propos des projets que nous allons présenter”, a-t-il dit. “Il faut que nous sachions dans quelles conditions –des conditions de sécurité en particulier– ces observateurs pourraient se trouver”. M. Lellouche, le représentant spécial français pour l’Afghanistan et le Pakistan qui accompagnait Bernard Kouchner au département d’Etat, devait rencontrer dans la soirée l’émissaire spécial américain pour cette région, Richard Holbrooke.

Bernard Kouchner arrivait de New York où il venait de participer à une session ministérielle du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient. En marge de cette réunion, il a eu un entretien avec le président du Pakistan, Asif Ali Zardari. M. Lellouche, de retour d’une tournée dans la région, a récemment dénoncé la “talibanisation rampante” qui touche le Pakistan.

L’insurrection à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan “se déplace maintenant à l’intérieur du Pakistan” et “on n’a jamais été aussi près de choses cauchemardesques au Pakistan”, a-t-il affirmé la semaine dernière.

L’élection présidentielle se tiendra le 20 août en Afghanistan. Il s’agira du deuxième scrutin présidentiel au suffrage universel direct de l’histoire du pays. Le premier avait été remporté avec 55% des voix fin 2004 par Hamid Karzaï, de plus en plus contesté en raison de son échec face à la montée de la violence et de la corruption.

L’élection est considérée comme un test crucial pour cette fragile nation, où la communauté internationale pousse à l’établissement d’une démocratie, alors que le gouvernement tente d’imposer un Etat de droit face aux insurgés fondamentalistes, dont les attaques ne cessent d’augmenter depuis deux ans.

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