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Beth Parkhill veut reconnecter le Minnesota à la France

Depuis juilllet dernier, la French-American chamber of commerce (Facc) de Minneapolis/St. Paul a élu un nouveau conseil d’administration. Beth Parkill, sa nouvelle présidente, souhaite redynamiser l’association et renforcer les partenariats avec la France.

Beth Parkhill, vous avez été élue en juillet dernier présidente du conseil d’administration de la French-American chamber of commerce de Minneapolis./St. Paul, après en avoir été vice-présidente. Quel est votre parcours ?

J’ai été consultante en marketing et j’ai travaillé dans le milieu de la banque et de la finance pendant trente ans. Je me suis ensuite lancée dans le monde d’Internet en montant Mentor Planet (un site destiné au mentoring, ndrl). Je me suis engagée dans la French-American chamber of commerce il y a deux ans, car j’ai une maison près de Tours, la ville jumelle de Minneapolis. J’adore passer du temps dans la Vallée de la Loire, mais je n’avais pas envie d’être uniquement une touriste. Je voulais me sentir plus connectée. La Facc était un peu en sommeil, nous l’avons donc relancée depuis l’année dernière. En mai dernier, pour la première fois, nous avons ainsi accueilli l’assemblée générale de toutes les chambres de commerce franco-américaines.

Quel est le but de la Facc de Minneapolis/St. Paul ?

Notre principal objectif est d’aider les entreprises du Minnesota à faire des affaires avec la France et inversement. A l’occasion de l’année de la France, décrétée en 2011 dans le Minnesota, une délégation de Tours est venue ici la semaine dernière lors d’une mission commerciale. Ils ont pu visiter Medtronic, spécialisé dans la confection de stimulateurs cardiaques. Notre État est en effet à la pointe en matière d’équipement médical et d’agriculture. Suite à cette visite, nous avons eu l’idée de lancer des vidéos conférences entre les entreprises de Tours et celles du Minnesota. Cette initiative sera reprise en France lors de la visite, début octobre, d’une délégation du Minnesota dans la capitale française et dans la Vallée de la Loire.

Combien d’entreprises françaises sont installées dans le Minnesota ?

Je n’ai pas de chiffres à ce sujet.  Il est évident que nous avons bien moins d’entreprises françaises que New York, Chicago, ou San Francisco. Cependant, beaucoup de compagnies américaines basées ici ont des connexions avec la France. General Mills a dernièrement racheté Yoplait, 3M Company a des affaires en France, le siège social de Carlson Wagonlit Travel ainsi que son PDG, le Français Hubert Joly sont basés ici. A Minneapolis, on trouve également Converteam, qui a quatre sites de production dans l’Est de la France et à Paris, ainsi qu’Axa. Dassault Systèmes vient également d’acheter Intercim, spécialisée dans les logiciels informatiques.

Y a t-il de vraies opportunités à lier ces deux côtés de l’Atlantique ?

Le Minnesota exporte chaque année en France près de 78 millions de dollars dans le domaine de l’aviation, 47 millions d’équipement médical et 37 millions de machines électriques. On veut accélérer tout cela.  Nous travaillons avec l’État fédéral, l’État du Minnesota, la ville de Minneapolis, le Minnesota international center et le comité de jumelage afin d”accroître la sensibilisation des entrepreneurs et des particuliers à venir ici ou à s’installer en France. Il y a tellement de ressources à connecter.

Quels sont les projets de la Facc ?

L’énergie durable est une de nos priorités, et nous souhaitons que des produits innovants soient échangés entre la France et le Minnesota.  Nous avons tenu un symposium sur l’écologie dans le Minnesota et en France, le 15 septembre dernier. Un nouveau séminaire aura lieu à Paris le 11 octobre. Le maire de Minneapolis, R.T. Ryback, et Jeff Phillips, du Minnesota Trade office, devraient y participer. Avec la ville de Tours, nous voulons également renforcer les opportunités de faire des affaires, mais aussi créer un réel échange culturel. Enfin, nous allons aussi prendre exemple sur le Women’s Forum Global Meeting, qui se tient chaque année à Deauville, ainsi que sur la loi passée l’année dernière en France obligeant les entreprises à avoir 40% de femmes dans leur conseil d’administration, afin d’organiser une conférence sur les moyens d’améliorer le leadership des femmes dans le monde. Elle se tiendra le 8 mars prochain.

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