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Boris Diaw, une adaptation réussie avec Tony Parker aux San Antonio Spurs

Après une première partie de saison avec les Charlotte Bobcats, le capitaine de l’équipe de France Boris Diaw rejoint les San Antonio Spurs, aux côtés de son ami Tony Parker. Pour France-Amérique, l’intérieur français parle de son adaptation à la franchise texane et de ses objectifs pour la fin de saison.

France-Amérique : Comment allez-vous un mois après votre arrivée aux San Antonio Spurs ?

Boris Diaw : Tout se passe comme prévu. Je prends peu à peu mes marques dans l’équipe et je m’adapte progressivement au groupe, ce qui est parfaitement normal. Le collectif est très bien huilé, il faut donc un certain temps pour qu’un nouveau joueur entre dans le “moule”. Mais je suis serein, il faut juste que je sois patient. Je dois faire ma place dans cette équipe, me fondre dans le groupe. Je dois apprendre à jouer avec mes coéquipiers, mais mes coéquipiers aussi doivent apprendre à évoluer avec moi.

Vous avez raté deux semaines et demi de compétition avant votre arrivée au Texas. Est-ce que cela a ralenti l’adaptation à votre nouvelle équipe ?

Non, je ne pense pas. Même si les Bobcats ont décidé de m’écarter du groupe en attendant mon départ du club, je me suis tout de même entraîné de mon côté afin de m’entretenir physiquement. Cette coupure n’a pas eu d’impact négatif car je suis resté dans une dynamique de travail. Je me sens en pleine forme aujourd’hui.

Pouvez-vous nous parler du rôle dans lequel souhaite vous utiliser votre nouvel entraîneur Gregg Popovich ?

Depuis mon arrivée, Gregg Popovich m’a un peu utilisé à tous les postes. Il souhaite que je sois un “facilitateur” de jeu, que j’aide à mieux faire circuler la balle et que j’apporte mon expérience ainsi que ma science du jeu au groupe. Pour résumer, je dois me mettre au service de l’équipe.

Vous êtes passé de la plus mauvaise équipe de la saison, les Charlotte Bobcats, à une franchise qui possède le deuxième meilleur bilan de la NBA…

C’est un grand honneur pour moi d’évoluer dans une équipe comme San Antonio. Après, c’est vrai qu’on ne peut pas trop comparer les Bobcats et les Spurs. Ces deux équipes n’ont pas du tout les mêmes objectifs. A Charlotte, l’objectif de la saison était d’essayer de se battre pour accrocher la huitième place qualificative pour les play-offs. A San Antonio, le seul et unique objectif de la franchise est de se battre pour le titre. Sur les dix dernières saisons, cette équipe a tout de même remporté trois titres de champion (en 2003, 2005 et 2007).

Les Spurs pointent actuellement à la première place de la conférence ouest. Quelles sont les principales forces de l’équipe cette saison ?

La première grande force de l’équipe réside dans sa puissance collective. Chaque joueur sait exactement ce qu’il doit faire sur le terrain. Tout est parfaitement rodé, chaque mouvement collectif est minutieusement étudié et travaillé sans cesse à l’entraînement. L’autre force de l’équipe, c’est notre effectif. C’est l’un des plus talentueux mais également l’un des plus denses de toute la ligue. Au-delà des superstars Tony Parker, Tim Duncan ou Manu Ginobili, les remplaçants sont aussi de très bons joueurs.

Vous rejoignez également votre grand ami et coéquipier en équipe de France, Tony Parker…

C’est un vrai bonheur de rejoindre l’équipe dans laquelle il évolue. On se connaît depuis notre adolescence et nous sommes de très bons amis. Nous nous entendons à merveille sur et en dehors du terrain. Je m’étais habitué à ne le voir que durant l’été avec l’équipe de France, je suis dorénavant en permanence avec lui (sourire). Tony me conseille sur le club et m’aide sur les systèmes de jeu. J’ai beaucoup de chance de pouvoir évoluer avec un très bon ami.

Vous êtes le capitaine de l’équipe de France. Après l’excellent parcours à l’Eurobasket, les Jeux Olympiques sont-ils la prochaine marche à franchir pour installer la France dans le gotha du basket mondial ?

Les J.O nous aideront à passer à un palier supérieur, c’est sûr. Je pense qu’une bonne performance à Londres nous aidera à confirmer la médaille d’argent obtenue aux derniers championnats d’Europe. Nous avons le potentiel pour aller chercher une médaille. Après, il ne faudra pas sous-estimer la concurrence du Brésil, de l’Argentine, des USA et de l’Espagne par exemple. Il faudra se battre à tous les matches pour atteindre le podium. Tout le monde est très motivé à l’idée de faire une grande performance aux prochains J.O.

Vous avez dit il y a quelques semaines que participer aux J.O était un rêve d’enfant. Vous y pensez déjà ?

J’y pense de temps en temps, mais il reste encore une longue saison NBA à jouer. Jouer les J.O, c’est quelque chose d’exceptionnel. C’est vrai que j’en rêve depuis ma plus tendre enfance. Tout joueur de basket a en tête l’image de la Dream Team américaine aux J.O de Barcelone en 1992, mais aussi celle de la médaille d’argent obtenue en 2000 par l’équipe de France à Sidney. A Londres, nous allons essayer d’écrire une nouvelle page de l’histoire du basket français.

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