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BP espère bientôt mettre en oeuvre une solution définitive

BP espérait mercredi pouvoir bientôt mettre définitivement fin à la fuite responsable de la marée noire, que ce soit grâce au puits de dérivation ou en cimentant le puits, au moment où les rumeurs sur la démission du directeur général du groupe refont surface.

L’administration américaine a autorisé BP à continuer mercredi les tests sur un entonnoir posé au-dessus du puits la semaine dernière, qui ont permis d’enfin arrêter l’écoulement quotidien de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique. “Au moment où les tests se poursuivent, le fait de ne pas constater d’anomalie renforce notre confiance” en un dénouement proche, a déclaré le vice-président de BP Kent Wells.

Les équipes du groupe pétrolier travaillent activement à deux solutions qui permettraient d’arrêter de façon permanente la fuite de pétrole: le forage de deux puits de secours et la conception d’une nouvelle opération, baptisée “Static kill”, consistant à injecter un mélange d’eau et de matières solides par la tête du puits avant de le sceller avec du ciment. “Le puits de secours est exactement là où nous voulions qu’il soit et positionné dans la bonne direction”, a précisé Kent Wells lors d’une conférence de presse mardi. “Aussi, nous avons un bon pressentiment”. La liaison entre le puits principal et celui de secours est d’ailleurs “toujours prévue pour fin juillet”, a ajouté M. Wells. L’opération “Static kill” pourrait quant à elle “prendre de quelques jours à quelques semaines.”

L’amiral Thad Allen, qui dirige les opérations de lutte contre la marée noire pour l’administration américaine, a souligné que la préparation de cette deuxième solution était encore dans sa phase initiale et que seul l’achèvement des puits de dérivation marquera un point final à la fuite de brut. Si le puits est effectivement définitivement bouché, le directeur général de BP, Tony Hayward, critiqué pour sa gestion de la crise, devrait quitter le groupe avant le 1er octobre, a affirmé mercredi le Times. Selon le quotidien londonien, qui dit s’appuyer sur des sources proches du groupe britannique, son départ pourrait coïncider avec l’annonce d’une nouvelle stratégie, baptisée “Future BP”, visant à restaurer la réputation du groupe et à le préserver d’une OPA hostile d’un rival.

L’Américain Robert Dudley, qui a déjà repris à M. Hayward la gestion de la lutte contre la marée noire, est considéré en interne comme son probable successeur, croit savoir le Times. L’arrêt de la fuite de pétrole, provoquée par le naufrage le 22 avril de la plateforme Deepwater Horizon, ne signifierait pas pour autant la fin du cauchemar pour les habitants des Etats bordant le golfe du Mexique. Dans une étude reçue mardi, l’agence de notation Moody’s estime que si la marée noire devait s’arrêter à court terme, elle engendrerait au moins 1,2 milliard de dollars de perte d’activité et la disparition de 17.000 emplois dans la région du Golfe d’ici la fin de l’année.

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