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Brice Hortefeux : Michèle Alliot-Marie “pas bien informée” sur sa proposition pénale

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a estimé mardi que sa collègue de la Justice Michèle Alliot-Marie n’avait “pas été bien informée” sur sa proposition d’aggraver les sanctions pénales des agresseurs de personnes âgées.

Le ministre de l’Intérieur, réagissant au double meurtre à l’arme blanche d’un couple de retraités dans l’Oise, avait avancé cette mesure d’aggravation dimanche, amenant la garde des Sceaux a rappeler que les propositions en matière pénale sont faites par elle ou les parlementaires.

Pour Brice Hortefeux, qui s’exprimait sur RTL mardi, “il n’y a pas de problème avec la ministre de la Justice”, à propos de cette affaire.

“Il y a d’autant moins de problème que cette proposition a été discutée, précisée, évoquée, tranchée, à l’occasion de réunions chez le Premier ministre avec les collaborateurs du Premier ministre, les collaborateurs de la ministre de la Justice et mes collaborateurs”, a souligné le ministre de l’Intérieur.

Et “mieux encore : cette proposition d’aggravation a été votée la semaine dernière par la Commission des lois à l’Assemblée nationale”, a-t-il poursuivi.

“Il est dommage que la ministre de la Justice n’ait pas été bien informée, il y a eu visiblement un défaut d’information”, a regretté M. Hortefeux, “mais cela n’est pas grave parce que, avec Michèle Alliot-Marie, nous nous rejoignons certainement sur l’objectif qui est d’assurer la tranquillité de nos concitoyens”.

Avec cette mesure, la peine encourue pour le cambriolage “d’une personne âgée, vulnérable, est punie de sept ans. Demain, elle sera aggravée puisque avec ou sans violence, la peine sera de dix ans”, a relevé le ministre de l’Intérieur.

S’il s’est défendu d’avoir proposé cette mesure en réaction au double meurtre de l’Oise, puisqu’elle avait été “votée bien avant le drame”, a-t-il assuré, Brice Hortefeux n’en a nullement exclu d’autres, à l’avenir.

“La délinquance évolue, il fait être vigilant, réactif, il faut anticiper”, a-t-il affirmé.

Aussi, a-t-il conclu, “il y aura autant d’initiatives, de textes, d’actions, de décrets, autant de lois qu’il le faudra, autant de lois que l’évolution de la délinquance le nécessitera”.

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