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Cannes 2012 : du glamour et de l’audace de tous les continents

Nicole Kidman, Brad Pitt, Marion Cotillard et les amants de “Twilight” pour le glamour, Haneke, Cronenberg, Loach ou Resnais pour les cinéphiles: le 65e festival de Cannes affiche éclectisme et audace pour sa 65e édition.

Présentant jeudi à Paris une sélection officielle de 54 films de 26 pays, dont 22 candidats à la Palme d’Or, sur 1 779 qui lui étaient soumis, Thierry Frémaux, délégué-général du festival a justifié des “choix empreints de générosité et de doute” et une volonté d’universalisme, avec cinq premiers films, le retour des Etats-Unis, une forte présence française (onze films dont six en compétition) et latino-américaine (neuf). “Tous les films de la sélection sont des avant-premières mondiales”, a insisté Thierry Frémaux, en prévenant que la sélection, qui fait même une place à “Madagascar 3” en 3D, serait “fignolée” la semaine prochaine.

Aubaine pour la presse people qui s’apprête à les pourchasser sur la Croisette, Robert Pattinson et Kristen Stewart (ex-“Twilight”), monteront les marches ensemble pour présenter “On The Road” de Walter Salles (Brésil), adapté du livre culte de Jack Kerouac. Et séparément pour lui avec David Cronenberg pour “Cosmopolis”, d’après Don DeLillo. Brad Pitt, acteur-producteur de la Palme 2011 (“Tree of Life”) apparaît cette fois dans un western, “Killing them softly” d’Andrew Dominik; et Nicole Kidman, la star australo-américaine sera doublement présente, en compétition dans “The Paperboy” de Lee Daniels avec Zac Efron et hors compétition chez Philip Kaufman pour “Hemingway and Gellhorn” – avec Clive Owen dans la peau du monstre littéraire.

Côté français, trois films aspirent à la palme: “Vous n’avez encore rien vu”, d’Alain Resnais, librement adapté de l’Eurydice de Jean Anouilh avec Sabine Azema, Mathieu Amalric, Pierre Arditi et Lambert Wilson; “De rouille et d’os” de Jacques Audiard, dominé par Marion Cotillard en dresseuse d’orques; et “Holy Motors”, de l’enfant terrible des “Amants du Pont-Neuf” Leos Carax, qui suit ici 24 heures dans la vie d’un homme (Denis Lavant) aux identités multiples. Trois autres Français figurent en section “Un certain regard”: “Trois mondes” de Catherine Corsini, “Le grand soir”, de Benoît Delépine et Gustave Kervern et “Confession d’un enfant du siècle”, de Sylvie Verheyde, tourné en anglais avec Charlotte Gainsbourg et le rocker Pete Doherty d’après Musset.

Claude Miller, récemment décédé, clôturera le festival hors compétition avec “Thérèse Desqueyroux”, d’après François Mauriac, avec Audrey Tautou et Gilles Lellouche.

Pas de femme en lice pour la palme

L’Autrichien Michael Haneke, Palme d’or en 2009 avec “Le ruban blanc”, revient pour “Amour”, avec Jean-Louis Trintignant et Isabelle Huppert, comme le Roumain Cristian Mungiu, Palme d’or 2007, de retour avec “Beyond the hills”. Concourent aussi pour l’Or, “Mud” de l’Américain Jeff Nichols – présent l’an dernier en Semaine de la Critique avec “Take Shelter” ainsi que le Danois Thomas Vinterberg (primé en 1998 pour “Festen”), qui revient avec “The Hunt” (la chasse).

Aucune réalisatrice ne figure cette année en compétition pour la Palme d’Or (contre quatre l’an dernier): Jane Campion restera donc l’unique Palme d’or féminine (“La Leçon de Piano”). Dans la famille Cronenberg, la Croisette accueillera aussi le fils: Brandon présentera “Antiviral” en “Un Certain regard”.

L’édition 2012, placée sous le lumineux sourire de Marilyn Monroe, disparue il y a 50 ans, fêtera le 20 mai le 65è anniversaire du plus grand festival du monde avec un film réalisé pour l’occasion par le président du festival Gilles Jacob, “Une Journée Particulière” et un feu d’artifice à minuit, au-dessus de la baie.

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