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Cannes : Alain Delon, Wall Street et les effeuilleuses américaines de Mathieu Amalric

 

Mathieu Amalric a enchanté les critiques avec ses effeuilleuses burlesques – Le Festival de Cannes plonge dans la crise avec deux films critiques sur les abus de la finance – Alain Delon, homme du jour, a retrouvé à Cannes Claudia Cardinale, sa partenaire de la Palme 63 pour “Le guépard”.

Palmarès – Au troisième jour de la compétition officielle, un premier film “palmable” se dégage : “Tournée” de Mathieu Amalric, avec ses attachantes strip-teaseuses. C’est en tout cas l’avis des critiques du magazine Première et du journal Le Monde qui lui accorde leur “palme”, selon l’enquête quotidienne du Film Français à Cannes.

“Tournée” décroche 5 fois “trois étoiles” (Studio Ciné Live, Le Parisien/Aujourd’hui-en-France, Télérama, Les Inrockuptibles, Ouest-France). La Croix, Le Figaro et Le Journal du Dimanche ne lui ont accordé que deux étoiles. L’Humanité et L’Express ne lui ont accordé qu’une étoile, mais aucun critique n’a détesté.

 

Inspiré par un texte de Colette, “L’envers du music-hall”, le film rend hommage aux artistes du New Burlesque, un type de spectacle de cabaret mêlant érotisme, humour et satire sociale, né aux Etats-Unis dans les années 1990.

Mathieu Amalric y filme longuement, à la manière d’un documentaire, cinq femmes plantureuses, drôles et désinhibées, une troupe de strip-teaseuses qu’il a lui-même constituée en deux ans pour les besoins du film.

 

“Chongqing blues” du chinois Wang Xiaoshuai qui brigue le trophée cannois pour la seconde fois, a été mal noté : La Figaro, Les Cahiers du Cinéma, Télérama et Les Inrockuptibles ont détesté. Seul le journal La Croix accorde trois étoiles. Le Parisien, Le Journal du Dimanche et Le Monde, une seule.

Troisième film en compétition, “The Housemaid” du sud-coréen Im Sang-soo, fiction sensuelle, élégante et corrosive sur la lutte des classes, n’a pas laissé la Croisette indifférente et pourrait relancer le jeu.

Buzz du jour – Présenté hors compétition, “Wall Street: l’argent ne dort jamais” d’Oliver Stone, tourné 23 ans après un premier volet dans lequel le réalisateur américain explorait déjà les arcanes de la finance new-yorkaise, a plongé vendredi le festival de Cannes dans l’actualité économique mondiale et la crise. Michael Douglas qui retrouve son rôle de requin de la finance, a confié à Nice-Matin que la dernière crise lui a couté 40 % de son capital, mais qu’il s’était “refait” depuis. La crise financière va monopoliser le festival tout le week-end car la Croisette découvrira dimanche “Cleveland contre Wall-Street”, documentaire de Jean-Stéphane Bron qui met en scène le procès que les victimes des subprimes veulent intenter aux banques.

L’homme du jour – En 1963, un tournage avait empêché Alain Delon d’être à Cannes pour la Palme d’Or du “Guépard” de Visconti. Vendredi, l’acteur a retrouvé Claudia Cardinale sur la Croisette pour découvrir la version restaurée du film projeté dans le cadre de “Cannes Classics”, section du Festival de Cannes dédiée à la sauvegarde des films légendaires. “Je n’aime pas revoir mes films. Ca me brise le coeur. Je suis sensible même si ça ne se voit pas. Je suis un des derniers survivants de mes films. Tous ont été un moment de ma vie”.

 

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