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Cantines ou « lunch box » au menu ?

Aux États-Unis, des écoles françaises proposent une alternative au sandwich en faisant appel à des sociétés de restauration.

La « lunch box » est une tradition anglo-saxonne bien différente des fameuses cantines scolaires françaises. « Les Américains prennent moins de temps que les Français à l’heure du déjeuner et consomment souvent des produits froids », explique le proviseur du Lycée Français de New York, Yves Thézé. La plupart des lycées français des États-Unis, cependant, face à la demande grandissante des parents d’élèves qui veulent qu’on propose à leurs enfants un menu chaud et équilibré, ont développé un système de cantines en sous-traitant à des entreprises de restauration, les « food catering services ». Chaque matin, ces sociétés – avec lesquelles les écoles ont conclu un accord – livrent les repas commandés par les parents sur l’Internet, au semestre ou quotidiennement. Si en France, les trois quarts des écoles publiques possèdent leur propre cantine financée par la municipalité, seuls quelques lycées français des États-Unis (comme celui de Miami ou de New York) ont une cuisine autonome où la nourriture est préparée sur place.

Ces 20 dernières années, le nombre d’enfants souffrant d’excès de poids aux États-Unis a augmenté de plus de 50% et les distributeurs de snacks et de sodas dans les écoles ont largement contribué au développement de l’obésité chez les plus jeunes. La majorité des écoles françaises ont supprimé les distributeurs de nourriture et beaucoup ont mis en place des commissions formées de parents, d’élèves et de professeurs chargées de se concerter sur la composition des repas. Sur le site de l’École Internationale de Boston, Sodexho, l’entreprise française en charge de la restauration dans cet établissement, fournit des conseils diététiques aux élèves avec la possibilité pour les parents de calculer l’indice de masse corporelle de leurs enfants. L’École bilingue de Berkeley, quant à elle, a décidé d’éduquer ses élèves en créant un « potager d’école ».

Ce programme, appelé « The edible schoolyard » est né à l’initiative du chef Alice Waters, et propose aux écoles publiques citadines d’installer, dans leur structure, un jardin et une cuisine où les jeunes élèves abordent la nutrition dans son ensemble, de la cueillette jusqu’à la préparation d’un menu équilibré. « Le programme permet aussi aux enfants de mieux comprendre la manière dont la terre les nourrit et ainsi d’être plus sensibles aux problématiques environnementales », explique Jennifer Monahan, responsable de la communication de l’École bilingue de Berkeley. Et l’École bilingue de Boston a créé un « Green Committee » dont le but est de réduire le nombre de déchets de
50%. L’école fournit la vaisselle que chaque élève rapporte chez lui tous les soirs.

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