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“Carlos” d’Olivier Assayas distingué aux Golden Globes

“Carlos”, la biographie du célèbre terroriste signée du cinéaste français Olivier Assayas, a remporté dimanche soir le Golden Globe de la meilleure mini-série ou film télévisés, lors de la 68e édition de la cérémonie, à Beverly Hills.

“Carlos”, une brillante fresque de plus de cinq heures financée notamment par Canal+, a été conçu pour la télévision mais a également connu une belle carrière au cinéma, dans une version courte, après sa sélection au dernier festival de Cannes. Le film a notamment battu dans sa catégorie “The Pacific”, “Temple Grandin” et “You don’t know Jack”, qui avaient tous les trois raflé les principales récompenses lors des derniers Emmy Awards, les récompenses de la télévision américaine. “Jamais, dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu croire que je serais un jour devant les célébrités qui m’ont fait aimer le cinéma”, a déclaré Daniel Leconte, le producteur exécutif de “Carlos”, en recevant le trophée. “Je tiens à partager ce prix avec mes partenaires, Canal+, StudioCanal, Arte et (la chaîne américaine) Sundance Channel, qui nous a tellement aidés”.
M. Leconte a ensuite remercié ses collaborateurs et l’interprète du rôle de Carlos, le Vénézuélien Edgar Ramirez — qui a dû s’incliner plus tard dans la soirée devant Al Pacino pour le Golden Globe du meilleur acteur dans une mini-série ou un film pour la télévision. Il a également salué, sous les applaudissements de la salle, “l’incroyable artiste” Olivier Assayas.
En novembre dernier, “Carlos” avait été présenté avec succès à la Cinémathèque américaine à Hollywood, dans sa version longue pour la télévision en trois épisodes, et dans sa version courte pour le cinéma. Le cinéaste était venu en personne défendre sa “biopic” du terroriste devant les cinéphiles de Los Angeles.

Dans un entretien à l’AFP, il déclarait alors ne pas considérer “Carlos” “comme un film politique”, mais comme “un film dont le sujet est la politique. Et ce n’est pas très courant, car cela implique d’aborder la stratégie, la géopolitique, la diplomatie visible et invisible”. “Pendant très longtemps on a eu un peu peur de montrer les années 70 à l’écran. C’était une décennie de passions, de violence, qui semblait extrémiste”, observait-il. “Mais aujourd’hui, la perspective du temps fait qu’on peut l’aborder de façon libre, sans préjugés”. Il estimait également qu’il y avait dans “Carlos” une forme d’aboutissement de son travail. “J’ai l’impression que ce film, j’ai pu le faire grâce à ce que j’avais fait avant”, expliquait-il. “Ca m’était arrivé de tourner dans des conditions de cinéma indépendant à l’étranger, dans des conditions relativement difficiles, et dans des langues étrangères”, poursuivait-il.

“Ce sont donc des choses que j’avais déjà pratiquées. Je n’aurais pas eu cette expérience, je pense que je n’aurais pas pu faire ce film”, avait-il conclu.

 

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