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Catastrophe nucléaire au Japon : “le scénario du pire est en cours”

Les ministres Eric Besson (Industrie) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) ont fait part mardi de leur grande inquiétude quant à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, le premier acquiesçant alors qu’on lui demandait s’il s’agissait du “scénario du pire”.

“Oui”, a répété à deux reprises M. Besson, interrogé à son arrivée à Matignon pour savoir si “le scénario du pire” était en cours au Japon. “C’est pas bon du tout”, a commenté Mme Kosciusko-Morizet. Les deux ministres ont participé à une réunion “sur la situation au Japon” de près d’une heure autour du Premier ministre François Fillon.

A sa sortie, vers 13H30, la ministre de l’Ecologie – la seule à prononcer quelques mots -, a réaffirmé son “inquiétude”, sans autre commentaire. Elle a répété que M. Fillon prendrait la parole sur le sujet lors des questions au gouvernement, à partir de 15H00 à l’Assemblée. Outre M. Besson et Mme Kosciusko-Morizet, les ministres Claude Guéant (Intérieur), Xavier Bertrand (Santé), François Baroin (Budget, porte-parole du gouvernement), ainsi que les directeurs de cabinet d’Alain Juppé (Affaires étrangères) et de Christine Lagarde (Economie) étaient présents mardi midi à Matignon.

La tenue d’une “réunion de crise” avait été évoquée en matinée par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu’est relancé dans le monde – et notamment en France – le débat sur l’atome civil en raison des évènements consécutifs au violent séisme qui a frappé le Japon vendredi. “On s’achemine vers une catastrophe nucléaire” dans ce pays, car “il y a un risque de déconfinement sur le réacteur numéro deux” de la centrale de Fukushima, avait alors avancé NKM. “On entre dans la catastrophe. Il y a un risque de déconfinement du réacteur, c’est le pire scénario”, avait ajouté la ministre.

Eric Besson avait de son côté estimé que l’archipel nippon se trouvait “sur le chemin” d’une catastrophe nucléaire, jugeant que les seuils de radio-activité dans la zone étaient “extrêmement inquiétants”. L’enceinte de confinement du réacteur numéro 2 de la centrale de Fukushima au Japon “n’est plus étanche”, a déclaré mardi à la presse le président de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), André-Claude Lacoste. “Nous sommes très clairement dans des doses (de rejets radioactifs, ndlr) extrêmement élevées” dans les environs immédiats de la centrale, a-t-il précisé.

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