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Céline Clément (Front de gauche) rencontre ses électeurs à Montréal

Céline Clément, candidate du Front de gauche à la législative partielle en Amérique du Nord, était ce samedi à Montréal pour rencontrer son électorat montréalais et expliquer la pertinence de sa candidature.

Bar tendance, la Casa del popolo (la maison du peuple, en espagnol) recevait ce samedi Céline Clément et quelques-uns de ses partisans pour une rencontre en toute sobriété. “On voulait faire ça dans un endroit où les gens seraient bien, un endroit qu’on fréquente réellement”, explique Céline Clément, avant d’ajouter dans un sourire “et le nom est aussi évocateur”.

En campagne pour la deuxième fois dans cette circonscription (son score était de 2,85% aux élections de 2012) et depuis maintenant un mois, l’Alsacienne de 39 ans rencontrait pour la première fois cette année ses électeurs montréalais. Installée sur un canapé, au fond du bar, aux côtés de son suppléant Jean-Baptiste Plouhinec et en présence de Brigitte Sauvage, élue AFE, Céline Clément entame tranquillement la discussion avec la douzaine de participants venus pour l’occasion.

“L’Amérique n’est pas un repère d’ultralibéraux réactionnaires”

Appuyant sa légitimité sur son expérience d’expatriée au Québec entre 2007 et 2009, son expérience politique – elle est membre du Parti communiste depuis 1995 – mais aussi sur son ticket avec le Parti de gauche (PG) via son suppléant Jean-Baptiste Plouhinec, la candidate a insisté sur l’importance d’une présence de la gauche de la gauche dans cette campagne : “c’est la démocratie : il y a plusieurs courants à gauche, et il n’y a aucune raison qu’on ne se présente pas”. Elle répond calmement à ceux qui dénoncent une multiplication des candidatures de gauche qui pourrait coûter des voix au Parti socialiste : “si le PS ne remporte pas ces élections, ce ne sera pas de notre responsabilité mais de celle de leur candidat.”

Interrogée sur la pertinence d’une candidature d’extrême gauche en territoire américain, emblème du capitalisme, et dans une circonscription habituellement acquise à la droite, Céline Clément se défend : “Il a longtemps existé un parti communiste aux Etats-Unis, et ici le parti Québec Solidaire n’est pas très loin du nôtre : l’Amérique n’est pas un repère d’ultralibéraux réactionnaires”.

“La question de l’éducation ne se résume pas aux Lycées Français”

Deux heures durant, le duo PC-PG a répondu aux questions des personnes venues les rencontrer. La discussion, entamée autour d’une table basse en intérieur, s’est poursuivie sur la terrasse où ont été évoqués les thèmes importants de leur campagne, qu’ils soient nationaux comme le partage des richesses ou l’écosocialisme, ou plus locaux comme les questions de reconnaissance des diplômes ou de la réforme de la PEC (Prise en charge de la scolarité). Sur ce dernier sujet, Céline Clément souligne que seulement un tiers des enfants d’expatriés fréquente les établissements français et que la question de l’éducation “ne se résume pas aux Lycées Français”. Elle propose des alternatives telles qu’une “offre publique d’enseignement à distance”, comme précisé sur son blog de campagne.

Après cette première réunion publique, Céline Clément se veut confiante, même si elle avoue devoir jongler entre emploi du temps professionnel et campagne électorale. “Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, ce qui explique peut-être des éléments moins élaborés de notre campagne (…), mais nous ressemblons aux électeurs que nous voulons représenter”, conclut-elle.

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