Subscribe

Christian Blanc assure avoir démissionné après “un lynchage sans preuve”

Christian Blanc a assuré lundi avoir présenté sa démission du gouvernement pour retrouver sa “liberté” et faire face à ce qu’il considère comme “un lynchage sans preuve” l’atteignant lui ainsi que le gouvernement à propos d’achats de cigares.

“J’ai présenté hier (dimanche) ma démission du gouvernement au président de la République et au Premier ministre pour retrouver ma liberté et faire face à ce que je considère comme un lynchage sans preuve qui m’atteint et atteint le gouvernement”, déclare-t-il dans un communiqué publié par ses services.

Le Canard enchaîné avait récemment révélé que M. Blanc avait acheté pour 12.000 euros de cigares réglés sur fonds publics en l’espace de dix mois.

A ce propos M. Blanc rappelle avoir “demandé au Premier ministre de diligenter une enquête de l’Inspection générale de l’administration” pour permettre de “mieux cerner les contours de cette +histoire des cigares+ déclenchée par le Canard Enchaîné et reprise à l’unisson par les médias”.

Cette enquête est en cours, précise-t-il, en disant espérer que les médias “apporteront une force identique à rendre compte” de ce qu’il “pense avoir été un guet-apens” tendu pour le piéger.

Le 22 juin, devant quelques journalistes, Christian Blanc avait indiqué avoir transmis au secrétariat général du gouvernement les résultats d’un audit interne sur les dépenses en cigares de son secrétariat d’Etat placé sous la tutelle de Matignon.

Cet audit devait déboucher sur une enquête administrative, voire une enquête pénale, avait-il souligné, en mettant en cause la responsabilité de son ex-chef de cabinet Guillaume Jublot, non seulement dans les achats de cigares mais aussi dans l’organisation d’un “système” pour les écouler au ministère.

M. Blanc était en conflit avec ce collaborateur, et selon lui ce dernier se serait vengé de son renvoi récent du cabinet en transmettant au Canard Enchaîné les factures des cigares.

“Deux belles caves à cigares” ont été achetées, dont l’une est allée dans le bureau de M. Jublot”, avait encore déclaré M. Blanc, ajoutant: “l’autre est probablement chez lui”.

Joint par l’AFP, M. Jublot avait démenti les accusations du secrétaire d’Etat.

Le 23 juin, le Premier ministre François Fillon avait sommé Christian Blanc de régler avec “ses deniers personnels la totalité de la dépense” de 12.000 euros. A cette date Christian Blanc avait déjà effectué des versements totalisant 4.500 euros.

Dans son communiqué, le désormais ancien secrétaire d’Etat au développement de la région capitale, rappelle qu’il s’était vu confier en mars 2008 “la mission de définir une vision pour le Grand Paris et d’élaborer les outils” de mise en oeuvre.

“Pendant ces deux années nous avons travaillé d’arrache-pied avec une petite équipe et en liaison permanente avec l’Elysée. Après la promulgation de la loi sur le Grand Paris et la création de la Société du Grand Paris, cette mission était en grande partie achevée et j’avais considéré l’opportunité de mon départ à l’automne, lors du lancement du débat public par la CNDP” (commission nationale du débat public), conclut-il.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related