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Christiane Taubira rattrapée par son “altérité” selon le New York Times

Le New York Times a publié le 9 août un portrait de Christiane Taubira, garde des Sceaux, décrite comme “fougueuse, éloquente, autoritaire, fière et érudite”.

Le quotidien new-yorkais revient sur les attaques dont Mme Taubira a fait l’objet lorsqu’elle a porté la loi qui a légalisé le mariage homosexuel en France. Le journal rappelle le développement d’un discours raciste parmi les opposants au projet, reprochant à la ministre ses origines en Guyane française, en opposition à ceux qui se font appeler “les familles”, puis “les Français”.

Le journaliste Scott Sayare a visiblement été impressionné par la personnalité de la ministre, qui récite par exemple des vers de poèmes par cœur ou disserte sur les écrits de Césaire, Léon-Gontran Damas ou Léopold Sédar Senghor. Selon le journaliste, son profil détonne dans le paysage politique, tout comme sa volonté d’aborder les questions ethniques dans une République qui ne reconnaît pas la couleur de la peau de ses citoyens ou leurs origines.

Mme Taubira assume son décalage par rapport aux logiques partisanes et au microcosme parisien. Elle déclare refuser d’avoir un patron et ne suivre que sa conscience pour établir les règles morales qui guident son action. Elle entend aussi participer à l’éducation des citoyens : “Nous allons chercher au plus profond des gens, leur capacité à rejeter toute une série de médiocrités, de stéréotypes, de clichés”.

“Ascending Heights of French Power, Trailed By Her ‘Othernes'”, The New York Times, 9 août 2013.

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