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Cinq ans après, l’Amérique commémore l’ouragan qui a meurtri la Louisiane

Cinq ans après le cyclone Katrina qui a meurtri la Louisiane, le président Barack Obama et l’Amérique tout entière commémorent dimanche une catastrophe qui a fait 1.500 morts et mis à mal l’idée que les Etats-Unis sont un pays toujours uni dans l’épreuve.

La Nouvelle-Orléans, en partie construite sous le niveau de la mer et protégée par des digues, avait été plongée dans le chaos à la fin de l’été 2005 après avoir été frappée de plein fouet par le cyclone Katrina. A la suite d’une rupture de digue, des quartiers entiers avaient été inondés. La situation avait été particulièrement dramatique dans le “Lower Ninth Ward”, le quartier le plus pauvre de la ville, construit dans une cuvette et peuplé à 99% de Noirs.
M. Obama se rendra dimanche à la mi-journée dans une université de la ville pour prononcer un discours à l’occasion de l’anniversaire du passage de Katrina, marqué par un manque évident de communication entre Washington et les autorités locales. A l’époque, le président George W. Bush avait décidé de survoler la Louisiane sans se poser. Une photo le montrant en train de contempler la zone dévastée à travers le hublot d’Air Force One était devenue le symbole d’une administration déconnectée de la réalité.
Les images du stade géant de la ville, le superdôme, servant de refuge précaire à des familles entières ayant tout perdu, étaient quant à elles devenues le symbole de la fragilité d’une super-puissance apparue soudainement malade de ses inégalités. M. Obama a lui-même un jour qualifié l’attitude de l’administration Bush à l’époque comme le signe d’une “incompétence exorbitante”. Mais une autre catastrophe qui a touché cette région cette année, la marée noire, lui a montré la difficulté d’apporter une réponse adaptée à une crise sans précédent.

Les images qui sont rediffusées sur toutes les chaînes aux Etats-Unis depuis quelques jours rappellent en effet l’horreur qui a déferlé sur le sud du pays.

Ces vagues qui balaient les maisons de bois par pâtés entiers, emportant leurs occupants. Ces hommes qui périssent dans des circonstances effroyables, coincés dans leurs greniers par la montée des eaux. Ces immeubles de plusieurs étages déplacés de plusieurs centaines de mètres dans la cité réputée pour son jazz et sa nonchalance. Avec de tels souvenirs, il faudra aussi convaincre les habitants de la région que les digues monumentales qui sont en train d’être érigées seront à même de protéger la ville face à une catastrophe d’une ampleur comparable.

 

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