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Cinq ministres d’Ayrault en ballottage favorable en Ile-de-France

Cinq ministres du gouvernement Ayrault sont en ballottage favorable en Ile-de-France, avec ses 97 circonscriptions dont les 18 parisiennes, où de nombreuses têtes d’affiche des partis nationaux étaient en lice dimanche au premier tour des législatives.

Si Manuel Valls (Intérieur) et François Lamy (Ville) partent en position très favorable dans l’Essonne, tout comme George Pau-Langevin (Réussite éducative) et Cécile Duflot (Logement) à Paris, Benoit Hamon (Economie sociale), dans une circonscription difficile des Yvelines, aborde le second tour avec un peu moins de sérénité mais en ballottage favorable aussi. Dans ce département, traditionnellement acquis à la droite, le parachutage de l’ancien conseiller spécial et “plume” de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, pourrait donner lieu à une triangulaire, le dissident UMP devant annoncer lundi sa décision de se maintenir ou non.

Les anciens ministres (UMP) Valérie Pécresse et David Douillet sont en ballottage favorable dans les Yvelines, tandis que la seule élue de gauche de ce département de l’ouest parisien, l’écologiste Anne Poursuite, devance son rival de droite de 11 voix seulement.

En Seine-et-Marne, le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé ainsi que le président du groupe UMP à l’Assemblée Christian Jacob n’ont pas été élus dès le premier tour, comme en 2007, mais ne sont pas inquiétés. Pour la porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, la situation est moins confortable dans l’Essonne où elle est talonnée par son son rival socialiste, le maire PS de Marcoussis Olivier Thomas.

Dans les Hauts-de-Seine, la gauche est en passe de gagner enfin un siège de député (Asnières-Colombes-sud), bénéficiant des divisions fratricides qui ont affaibli l’UMP : l’ancienne ministre Rama Yade (PR) a d’ailleurs été éliminée au premier tour, laissant le sortant UMP Manuel Aeschlimann affronter le PS dans un duel. Autre exemple, Boulogne-Billancourt : l’ex ministre de l’Intérieur Claude Guéant est arrivé en tête mais affrontera la candidate PS et le dissident UMP Thierry Solère, qui ne compte pas renoncer à son implantation locale. Dans la capitale, le suspense ne devrait pas être trop intense pour François Fillon qui s’est retrouvé certes en ballottage (48,6%) face à son rival PS, le médiatique généticien Axel Kahn (33,9%), mais très confortable.

La droite devrait globalement y reculer avec mesure et la gauche continuer sur sa lancée, espérant deux tiers des sièges. Dans le Val de Marne, plusieurs députés UMP sortants sont en mauvaise posture et le dernier député communiste du département pourrait se faire évincer par un candidat d’union MRC-PS. Dans le Val-d’Oise, qui ne compte actuellement qu’un seul député socialiste, les candidats de gauche ont réalisé une percée notable au premier tour des législatives, qui pourrait leur permettre de ravir plusieurs sièges à l’UMP.

Le seul candidat élu dès le premier tour en Ile-de-France est Claude Goasguen (UMP) qui conserve son siège parisien. François Pupponi (PS) a obtenu la majorité absolue à Sarcelles (Val d’Oise) mais devra se plier à un second tour en raison de la trop forte abstention qui ne lui a pas accordés les 25% d’inscrits nécessaires. L’unique duel avec le Front national dans la région concerne le socialiste Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Sec, où il est assuré de l’emporter face à Elisabeth Courtial.

 

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