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Comme Valérie Trierweiler, soutenez l’Invisible Dog

Le centre culturel de l’Invisible Dog de Brooklyn, qui souffle ses quatre bougies cette année, a lancé sa première levée de fonds. Une aide nécessaire pour assurer la relève artistique de la cinquième saison.

Avec ses 1 400 mètres carrés dédiés à la création et la production artistique, l’Invisible Dog impose sa griffe sur Boerum Hill. Son fondateur, le Marseillais Lucien Zayan, a eu du flair en rachetant en 2007 les locaux de l’ancienne fabrique de ceintures de George Zarbas, l’inventeur du concept de l’”Invisible dog”, une laisse rigide terminée par un collier vide pour “promeneurs surréalistes”.

Le nouveau locataire, issu de la scène théâtrale, réhabilite l’entrepôt de trois étages en espace d’exposition lumineux, sous charpente. Il met sur pied des résidences d’artistes, recrutés uniquement sur leurs qualités intrinsèques, et loue une dizaine d’ateliers. De nombreux plasticiens, danseurs, artistes y peaufinent leur art aux frais du centre.

“Le modèle économique de l’Invisible Dog est assez particulier puisque nous sommes autofinancés”, explique Lucien Zayan. Le centre s’affranchit ainsi d’une économie oppressante qui transforme trop souvent les œuvres d’art en produits. “Ce n’est pas un lieu de consommation culturelle, insiste Lucien. Si j’avais vocation à dégager des profits commerciaux, je serais galeriste d’art”. Tout l’argent gagné par la vente d’œuvres revient directement aux artistes. C’est un principe fort à l’Invisible Dog.

Mais cette indépendance a un coût. “Pour réaliser une année entière de projets, nous avons besoin de $25 000”. Ceci afin de financer les matériaux nécessaires aux artistes pour créer leurs œuvres. Et trois résidences d’artistes, à qui Lucien Zayan souhaite offrir un lieu de travail pour exprimer leur créativité, et un peu d’argent pour subvenir à leurs besoins. “A titre d’exemple, faire venir un photographe du Canada déjà booké pour l’an prochain coûterait dans les $2 500”, poursuit Lucien Zayan.

2012, année bénéfique

Par un heureux hasard du calendrier, l’Invisible Dog est choisi par la Première dame de France, Valérie Trierweiller, pour sa visite non officielle à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. “Elle a visité le centre pendant deux heures, en compagnie de l’épouse de l’Ambassadeur de France, François Delattre, et a rencontré chaque artiste du centre avec qui elle s’est entretenue personnellement”, se félicite Lucien Zayan.

“Valérie Trierweiler a attiré la lumière sur nous. Pour les Américains, la ‘first lady’ est un symbole très important, presque aussi important que le président”, poursuit le directeur. Une notoriété qui a déjà entraîné des retombées positives. “Nous collectons $800 par jour en moyenne. Mais après la visiste de Madame Trierweiler, nous avons récolté $1 700 en à peine quelques heures”. De quoi ravir la communauté artistique du centre, qui espère atteindre la somme requise en trois semaines, avant la clôture officielle de la collecte.

Pour cela, l’équipe a lancé un appel aux dons via le site américain Kickstarter.com, une plateforme de financement participatif. Une alternative au modèle courant, puisque les donateurs ne reçoivent pas de retour sur investissement, mais se voient à la place offrir un cadeau “fait maison”, en récompense de leur encouragement.
“Tous les cadeaux, du plus petit au plus grand, sont des objets de l’usine ou des œuvres réalisées à partir de matériaux de l’usine. A partir de 10 dollars, on peut recevoir une boucle de ceinture de l’Invisible Dog, une laisse de chien invisible, un petit sac rempli de curiosités : perles, vieilles bagues, objets collector retrouvés dans le bâtiment”, précise Lucien Zayan.

Et pour quelques dollars de plus

Au-delà de $500, le donateur verra son nom gravé sur l’un des huit grands piliers de l’Invisible Dog. Pour 2 000 dollars, il recevra un portrait de famille de son choix réalisé par le photographe 2FIK. Pour 2 000 dollars, il pourra se faire tirer le portrait par le photographe attitré de l’Invisible Dog, Simon Courchel. Avec $3 000, c’est une œuvre d’art originale de Ian Trafk que l’on s’offre, sous la forme d’un grand sapin de Noël réalisé à base de ceintures de l’usine. Enfin, pour $5 000, qui représente la donation la plus importante, le donateur repartira avec une version réduite du lustre monumental de l’Invisible Dog.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Lucien Zayan apprenait mercredi que deux artistes issus de l’Invisible Dog, Prune Noury et Oliver Jeffers, font partie des dix nominés du prestigieux concours du Go Brooklyn Museum. “Entre cette reconnaissance du milieu, la médiatisation très importante de notre campagne de fonds dans la presse locale et la visite de Valérie Trierweiller passée au journal télévisé de 20 heures sur France 2, cette collecte tombe vraiment à pic”. L’Invisible Dog a déjà récolté 50% de la somme esperée. Il reste encore trois semaines pour soutenir le centre.

Infos pratiques :

Les dons peuvent se faire en ligne sur le site Kickstarter, en suivant ce lien : http://www.kickstarter.com/projects/183275255/for-a-fantastic-season-4-at-the-invisible-dog

The Invisible Dog

51 Bergen Street, Brooklyn

Métro F ou G, arrêt Bergen Street

Theinvisibledog.org

 

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