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Crash du vol AF 447: les pilotes dénoncent “l’autisme” des enquêteurs

Les pilotes auteurs d’une contre-enquête sur le crash du vol AF447 Rio-Paris dénoncent “le comportement autiste” de bureau d’enquête (BEA) sur les causes de l’accident, demandant de nouvelles mesures de sécurité en attendant des sondes de mesures de vitesse totalement fiables.

Dans un rapport publié en partie par le Journal du Dimanche, Gérard Arnoux, président du SPAF, syndicat minoritaire qui est partie civile dans cette affaire, ainsi que Henri Marnet Cornus, ancien pilote d’Airbus A340, prônent notamment l’obligation temporaire d’éviter les zones contenant des cristaux de glace susceptibles de boucher les sondes Pitot.

Les Pitot qui servent à mesurer la vitesse de l’avion par rapport à l’air, constituent un élément essentiel à la conduite du vol.

Dans leur contre-enquête publiée début octobre, MM. Arnoux et Marnet Cornus avaient affirmé que les sondes Pitot étaient à l’origine de l’accident de l’AF447 qui avait fait 228 morts en juin 2009. Selon eux, elles ont été bouchées par de la glace, provoquant des défaillances en chaîne.

Dans un nouveau document qu’ils remettront dans les prochains jours à la justice, selon le JDD, ces pilotes dénoncent “le comportement autiste du BEA vis-à-vis de la mise en cause des sondes pitots”.

Mi-décembre, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), chargé en France de l’enquête sur le crash de l’A330 d’Air France, a réaffirmé que le disfonctionnement des sondes du groupe français Thales étaient “l’un des facteurs” mais “ne pouvait pas être la seule cause” de l’accident.

Il a toutefois recommandé de changer les normes de certification, estimant que “les tests destinés à la validation des sondes Pitot ne paraissent pas adaptés aux vols à haute altitude”, notamment en matière de température, les avions volant aujourd’hui plus haut qu’il y a 25 ans.

MM. Arnoux et Marnet Cornus accusent les autorités de ne pas avoir tiré les leçons de ce nouveau diagnostic et demandent aux constructeurs de mettre au point des sondes certifiées pour toutes conditions météorologiques et valables pour tous les modèles d’avions.

Après le crash, Airbus et les autorités aériennes américaines et européennes avaient ordonné aux compagnies aériennes le remplacement sur leurs Airbus A330 et A340 des sondes Thales par des sondes produites par l’américain Goodrich.

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