Subscribe

Crash Rio-Paris : l’avion localisé à 3900 mètres de profondeur

Les opérations de “remontée de l’avion” et des corps des victimes de l’accident du vol Rio-Paris d’Air France, le 1er juin 2009, pourront être lancées d’ici trois semaines à un mois, a annoncé lundi la ministre française des transports, Nathalie Kosciusco-Morizet.

“Un appel d’offre a déjà été lancé” pour les opérations de repêchage des débris et des corps, a déclaré la ministre lors d’une conférence de presse. On doit répondre avant jeudi. La phase de remontée de l’avion pourra être lancée d’ici trois semaines/un mois”, ainsi que celle de “la remontée des corps”.

Les enquêteurs français ont annoncé dimanche avoir localisé, à 3.900 mètres de profondeur, le site de l’accident de l’Airbus A330 englouti dans l’Atlantique au large du Brésil. Parmi les éléments localisés, se trouvent les deux moteurs, une partie de la voilure et les trains d’atterrissage.

M. Soulas, vice-président de l’association des familles de victimes a estimé que les enquêteurs allaient retrouver les boîtes noires, le site de l’accident étant désormais délimité sur une “surface relativement réduite de 600 mètres sur 200”, selon des précisions des enquêteurs.

Un problème épineux

L’éventuel repêchage des corps des victimes de l’accident du vol d’Air France Rio-Paris, localisés dimanche par les enquêteurs, pose un problème “épineux”, estime l’association française Entraide et Solidarité AF447.

“Le problème des corps est un peu épineux. Il y a un aspect traumatisant. Cela pose des problèmes d’identification. On ne sait pas dans quel état ils sont”, a déclaré à l’AFP Robert Soulas. “Cela risque de susciter un débat entre les familles qui voudront laisser les corps au fond de l’Atlantique et celles qui voudront les remonter à la surface”, a-t-il ajouté. Il a souligné qu’il était difficile sur un tel sujet d’avoir un avis collectif.

 

Il s’est par ailleurs dit “insatisfait” de la réponse des autorités françaises sur les raisons qui les ont amenées à ignorer, dans leurs précédentes campagnes de recherche, la zone où les débris et les corps ont finalement été trouvés. “Il y a eu un certain nombre d’indices qui auraient pu être exploités bien avant”, a-t-il regretté, citant la nappe de kérosène proche de la dernière position connue de l’avion.

Le 25 mars, une nouvelle phase de recherches avait été lancée pour retrouver l’épave disparue après trois campagnes infructueuses (10 juin-10 juillet 2009, 27 juillet-17 août 2009 et 29 mars-mai 2010) qui ont déjà coûté 21,6 millions d’euros. Il s’agissait cette fois de ratisser une zone de 10.000 km2, soit un rayon de 75 kilomètres autour de la dernière position connue du vol AF 447.

Related