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Cyrille Aimée respire le jazz à New York

Etoile montante de la scène jazz, Cyrille Aimée s’est fait un nom à New York. La jeune Française prépare son cinquième album pour l’automne et aligne les dates de concert dans la Grosse Pomme dès la rentrée.

Fraîche et pétillante, Cyrille Aimée vit depuis six ans son rêve américain, enchaînant les concerts semaine après semaine. Sa passion pour le jazz remonte à Samois-sur-Seine, en Seine-et-Marne. Petite, elle sympathise avec les gens du voyage qui s’installent chaque été derrière sa maison, pendant le festival de jazz manouche Django Reinhardt. “Ils m’ont appris à jouer de la guitare, je leur ai appris à lire”, se souvient-elle. “Et puis un jour, ils m’ont demandé de chanter une chanson en anglais et j’ai adoré. J’avais 14 ans à l’époque, et ça a commencé comme ça.”

Soutenue par ses parents, elle multiplie les petits concerts et se produit à son tour au festival Django Reinhardt. Elle passe son bac et part à Paris pour suivre les cours de l’American School of Modern Music. Durant sa première année d’école, la jeune chanteuse décide sur un coup de tête de s’inscrire au casting de la Star Academy. “Les publicités pour le casting passaient à la télé, explique-t-elle. J’ai répondu pour rigoler avec une copine et puis on m’a rappelée”. Le projet prend de l’ampleur à mesure qu’elle franchit les castings de l’émission de télé-réalité. Elle est sélectionnée, tourne un clip et fait la couverture d’un magazine. “Le rêve commençait à se concrétiser, se rappelle-t-elle. Et puis on m’a présenté le contrat. Si je le signais, je leur ‘appartenais’ pendant 10 ans”. Mais j’avais encore trop à apprendre avant de devenir une ‘star'”. Elle décide alors de tout plaquer et part s’installer en République Dominicaine d’où sa mère est originaire.

Le jazz dans la peau

Pendant un an, elle enchaîne les concerts, parfois jusqu’à huit par semaine. “Mais j’avais toujours cette soif d’apprendre, raconte-t-elle. Alors j’ai postulé pour le Suny Purchase College à Wechester, près de New York”. Là-bas, elle étudie pendant quatre ans et prend ses marques. “J’avais l’habitude de rester dans les clubs de jazz jusqu’à la fermeture pour prendre le premier train à 5h30”, se souvient-elle. Elle joue tous les samedis au Cupping Room où elle chante encore aujourd’hui. En 2010, elle arrive troisième à la prestigieuse compétition mondiale de jazz “Thelonious Monk”, à Washington D.C. Elle impressionne plus d’une légende du jazz, dont Deedee Bridgewater, Diane Reeves, Al Jarreau, Patty Austin et Kurt Elling, membres du jury. Et quand il s’agit de complimenter Cyrille Aimée, Dee Dee Bridgewater ne tarit pas d’éloges : “Cyrille a une voix fraîche et captivante. Elle respire la confiance en soi et le sens de la musique”.

A 28 ans, Cyrille Aimée cumule les projets. “Je ne sais pas dire non, dit-elle en souriant. Je dis oui à tout et du coup, je suis tout le temps sur scène”. Loin de s’en plaindre, elle se sent comme un poisson dans l’eau. “New York est une ville incroyable pour le jazz. Il y a un tel niveau et une telle quantité de musiciens… Tous les soirs tu peux aller écouter quelque chose d’incroyable”. Aujourd’hui, après six ans passés à New York, elle tente de se faire un nom en France où elle revient chanter depuis deux étés. Un retour permanent en France n’est cependant pas encore à l’ordre du jour : “J’y reviendrai quand j’aurai des enfants, mais pour l’instant je vis au jour le jour et je profite de chaque instant”.

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