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David Guetta remixe l’Amérique

Samedi et dimanche derniers s’est tenu le premier grand festival de musique électronique organisé à New York. L’Electric Zoo Festival, installé sur Randall’s Island, a présenté le DJ français David Guetta en tête d’affiche, et a également réuni Armin Van Buuren, Steve Angelo, Benni Benassi, Kaskade et beaucoup d’autres stars de la platine. Une alléchante programmation pour un week-end de fête à l’allure de « rave party ». Découvrez l’interview de l’artiste et la galerie photo de France-Amérique.

Dimanche soir, David Guetta a déchaîné le public euphorique et coloré de l’Electric Zoo Festival. Dans une ambiance résolument délirante, les noctambules qui font des clubs « house » leurs points de ralliement privilégiés s’étaient donnés rendez-vous sur Randall’s Island, en face de Manhattan, pour danser avec fureur. Désireux de découvrir en live le nouvel album du Français intitulé One love qui rassemble des artistes tels que Akon, Kelly Rowland ou encore Black Eyed Peas, ils sont, pour certains, venus de Miami ou même de Los Angeles. Et ils n’ont pas été déçus. David, comme ils l’ont scandé à plusieurs reprises, a été à la hauteur de leurs espérances en proposant un DJ set éclectique pigmenté par des mixs de « Californication » (Red Hot Chili Peppers) ou encore du très célèbre « Television Rules the Nation », de ses compatriotes Daft Punk.

France Amérique: David, parlez nous de New York…

David Guetta: New York? J’adore…Chaque fois que j’arrive et que je traverse le Brooklyn Bridge, j’ai le coeur qui bat à cent à l’heure. Il y a une énergie de dingue ici. Je ne saurais pas vraiment décrire cette sensation, mais il y a quelque chose de très fort. Je suis toujours comme un gosse qui a l’impression d’entrer dans un film. Mon enfance a été berçée par les films américains et tout d’un coup je me retrouve dedans, entouré par ce décor de cinéma grandeur nature. Je suis fan!

A votre avis quel style de mix fait vibrer les américains?

Jusqu’à maintenant, les Américains étaient beaucoup dans la “transe”. Même si je respecte tout à fait ce style, ce n’est pas du tout la musique que j’affectionne. Moi, je suis plus un DJ “house”, et c’est vrai que même si elle est née aux Etats-Unis, elle a un peu de mal à décoller ici. Mais là, mon nouvel album a beaucoup de succès (il me semble qu’il est rentré 7e meilleure vente dès la première semaine). Il représente vraiment la rencontre entre l’électro d’Europe et la culture urbaine américaine. Les choses sont énormément en train de changer, il y a moins de barrières dans la musique aujourd’hui.

Sur le dernier album, vous avez collaboré avec Akon, Kelly Rowland ou Black Eyed Peas. Comment vous êtes-vous retrouvé à travailler avec ces grands noms du hip-hop américain?

La réalisation de cet album a été extraordinaire. Aussi bien pour moi que pour tous les artistes qui y ont participé. Cela a commencé par One love takes over, avec Kelly Rowland. C’était formidable. Et la même semaine, j’ai reçu un appel de Will I Am qui m’a demandé des morceaux pour l’album des Black Eyed Peas. Alors, après en avoir selectionné quelques uns, je les ai rejoints à Los Angeles pour travailler dessus. Et tout de suite, je me suis dit: aujourd’hui, c’est ça que je veux faire.

Avez-vous eu un feeling particulier?

Oui, complètement. On vient d’un milieu tellement différent que nos rencontres ont été très enrichissantes. Et puis, eux savent prendre ma musique pour la sublimer. Les idées qu’ils m’ont proposé ne me seraient pas venues à l’esprit, et vice versa ils n’auraient pas non plus pensé à celles que je leurs ai apporté. Donc si je peux me permettre, c’était vraiment 1+1=3 (sic).

One Love est-il l’album de la consécration?

En tout cas c’est un succès. Je ne sais pas s’il est celui de la consécration, j’ai du mal à me satisfaire de moi-même. Il faut toujours que j’aille plus loin, j’ai toujours envie de faire mieux.

A-t-il une saveur particulière?

Oui, car cet album amène quelque chose de très nouveau. Avec les risques que cela comporte. Mais j’ai toujours fait la musique que j’aimais, alors prendre des risques ne me dérange pas. Après, à posteriori, tout parait évident. Lorsque j’ai commencé, il faut savoir que je me faisais jeter par toutes les radios. Cinq and plus tard, ma musique était numéro 1 partout. Je suis sûr que dans quelques mois, on pensera que c’est le mariage de l’electro et du hip-hop était une évidence.

Peut-on parler d’Electro-hop?

Oui, tout à fait. C’est le terme qu’on a trouvé pour décrire cette musique.

Est-ce votre créneau actuel et pour les mois à venir?

Pas uniquement. Dans une semaine, je sors un morceau de tek-house (ndlr: techno-house), qui sera un peu plus underground. Donc, je fais des choses différentes. Les étiquettes n’ont pas d’importance pour moi,et j’ai toujours refusé de m’en coller une. Je fais la musique que j’aime et c’est tout. Je pense que mon public ne s’en porte pas plus mal.

Vous portez un T-shirt Thelonious Monk. Quelles sont vos influences?

J’écoute vraiment de tout, du jazz, du hip-hop, du rock, de la soul, de la funk. J’ai toujours beaucoup à apprendre de n’importe quelle musique.

Avec qui aimeriez-vous collaborer prochainement?

Toute personne qui a du talent.

Vous avez l’air d’avoir un emploi du temps assez chargé. Qu’est ce qui vous tient aussi motivé?

Oui, ce n’est pas qu’un air (rires). Tout simplement l’adrénaline et l’excitation. Ce qui est épuisant, c’est de rester à ne rien faire.

Avec votre famille, ça va?

Oui. Je ne les vois pas assez, mais ça va.

Vous êtes devenu une véritable pop star. Auriez-vous imaginé ce succès au début de ta carrière?

Non, pas du tout. Je me voyais plus avoir une petite carrière de DJ ou de producteur. En tout cas, je me voyais plus derrière la scène que devant.

 

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