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Décès de Claude Chabrol, un cinéaste gourmand

Le cinéaste Claude Chabrol est décédé dimanche matin à l’âge de 80 ans, a indiqué à l’AFP l’agent du cinéaste chez Artmédia, confirmant l’annonce faite un plus tôt par Christophe Girard, adjoint du maire PS de Paris Bertrand Delanoë.

Le réalisateur du “Beau Serge”, de “Violette Nozière”, de “La Cérémonie” ou encore de “Merci pour le chocolat” était né le 24 juin 1930 à Paris. Il aura croqué les travers de la bourgeoisie de province avec la même gourmandise qu’il mettait à en savourer la cuisine. L’annonce de la disparition de ce géant du cinéma a sucité des réactions du monde culturel et politique.
Pour Nicolas Sarkozy, “Claude Chabrol était un grand auteur et un grand cinéaste. Il tenait de Balzac pour la finesse de sa peinture sociale. Il tenait de Rabelais pour son humour et sûrement aussi pour sa truculence, mais il était surtout lui-même dans ses films comme dans sa vie”.
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a estimé que Claude Chabrol était un “analyste subtil, drôle et féroce de la société et de ses travers, doué d’un regard à la fois malicieux et foudroyant, il était l’anticonformiste par excellence, un maître de l’ironie. Chacun de ses films jusqu’aux plus récents, marqués par une extraordinaire jeunesse et une absolue liberté de ton”.
Selon Martine Aubry, première secrétaire du PS, “Chabrol faisait partie de mon quotidien comme de celui de beaucoup de Français: on attendait chaque année ‘le Chabrol’ comme la promesse de poursuivre cette discussion avec ‘le’ cinéma”.
Quant à Jack Lang, ancien ministre de la Culture et de la Communication, il a estimé que “nul mieux que lui a su sur un mode décapant et parfois féroce mettre en scène l’hypocrisie et la veulerie d’une certaine bourgeoisie”.
Claude Chabrol était licencié de lettres et diplômé en droit, il était de la même promotion que Jean-Marie Le Pen. Il participe ensuite comme critique de cinéma au lancement de la Nouvelle Vague en écrivant dans les “Cahiers du cinéma” (1952-1957), aux côtés de François Truffaut et Jacques Rivette.
Il s’impose rapidement en tant qu’auteur, réalisateur et producteur des films “Le Beau Serge” (1957), qui avec un nouveau venu Jean-Claude Brialy obtient le prix Jean Vigo et le grand prix du Festival de Locarno en 1958, et “Les Cousins” (Ours d’or du Festival de Berlin 1959).

“Inspecteur Lavardin” et “Poulet au vinaigre”, ses polars provinciaux tournés avec le comédien Jean Poiret, connaîtront un vif succès

 

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