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Déclin des abeilles: en Moselle on va chercher à savoir précisément pourquoi

Le centre d’études techniques apicoles de Moselle (Cetam) a lancé, jeudi à Thionville (Moselle), une analyse de trois ans de l’état sanitaire des abeilles afin de préconiser les comportements “éco-responsables” susceptibles d’enrayer leur déclin constaté.

Trois ruches seront implantées à proximité de postes électriques du Réseau de transport d’électricité (RTE) sur les bans de trois communes mosellanes, à Montois-la-Montagne, Richemont et Vigy, où seront effectués des prélèvements réguliers d’abeilles et des échantillons de substances qu’elles fabriquent (miel, pollen, gelée royale et cire). Ces échantillons seront analysés par des professionnels de l’apiculture et des chercheurs en éco-toxicologie, sous la houlette du botaniste Jean-Marie Pelt, fondateur de l’Institut européen d’écologie de Metz. Pesticides, virus, agriculture intensive: de multiples causes concourent au déclin des abeilles dont le taux de mortalité est passé en 25 ans de 3% à 30%, voire 50%, a expliqué M. Pelt à des journalistes.

“Ce constat est alarmant puisque les abeilles contribuent à la reproduction de plus de 80% des espèces des fleurs”, a-t-il affirmé. “On estime que sans l’intervention de l’abeille, plus de 20.000 espèces végétales disparaîtront de la surface du globe”, a-t-il ajouté. Selon l’Union nationale des apiculteurs français, 35% de notre alimentation dépend de la pollinisation.

Les résultats attendus visent à améliorer les connaissances sur les conditions de vie des abeilles et sur leurs pathologies, et à fournir des indications sur la qualité de cadre de vie d’un territoire liées aux pratiques humaines (agriculture, industrie, gestion des déchets, etc…).

 

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