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Dening Wu Lohez décorée pour sa promotion des échanges franco-américains

Mercredi 1er mai, le consulat général de France à New York a décoré Dening Wu Lohez lors d’une cérémonie en son honneur.

Immédiatement après avoir perdu son mari français dans les attentats du 11-Septembre, en 2001, Dening Wu Lohez a fait un don en son nom : une bourse scolaire a été ainsi créée via le Stevens Institute of Technology, l’université où le couple s’était rencontré. Jérôme Lohez était alors étudiant, en échange aux Etats-Unis. Il s’était installé à New York après avoir obtenu son diplôme.

“Mon mari était est arrivé via un programme d’échange. Quand on était étudiants, on avait toujours besoin d’argent”, raconte Dening Wu Lohez, qui a la double nationalité franco-américaine. De là est née l’idée de la Jérôme Lohez 9/11 Scholarship Foundation. Crée en 2005, la fondation vise à promouvoir les échanges franco-américains et offre chaque année des bourses à 5 étudiants pour qu’ils puissent passer l’année scolaire dans une université partenaire. Parmi celles-ci, on compte Princeton, NYU, Columbia, Stevens aux Etats-Unis, Sciences Po, Paris I et Polytechnique en France, et maintenant aussi Fudan, à Shanghai.

“Les jeunes gens sont les leaders du futur”, note l’enseignante en économie et finance à Pace University, qui est née en Chine et arrivée aux Etats-Unis en 1986. “Par ailleurs, le 11-Septembre a été un acte de haine. Il faut remédier à ça par le dialogue”, analyse-t-elle. Sa fondation a donc pour intention de favoriser cette communication : “aller à l’étranger permet de comprendre les cultures, les différences et les gens, de s’adapter, de coexister”.

C’est pour ce travail qu’elle a été remerciée le 1er mai à New York. Elle s’est vu remettre les insignes de chevalier dans l’ordre national du mérite par Richard Ortoli, lui-même chevalier dans l’ordre national du mérite et conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger. “C’est un honneur inattendu”, a-t-elle exprimé avec enthousiasme et en avançant quelques mots de français. Elle a gardé un lien très fort avec la France à travers sa belle-famille : “j’y vais régulièrement parce que les parents de mon mari, meurtris, refusent de mettre un pied aux Etats-Unis”.

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