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Des promenades sur-mesure

Paule Caillat propose depuis une dizaine d’années des cours de cuisine en anglais à son domicile parisien. C’est dans ce cadre convivial que les touristes peuvent apprendre les ficelles de la gastronomie française.


France-Amérique :
Comment êtes-vous devenue cuisinière ?
Paule Caillat :
J’ai travaillé pendant vingt ans dans la mode, donc a priori, rien à voir avec la cuisine ! Après la crise de la mode en 1995, mes amis m’ont suggéré de donner des cours d’anglais car je suis bilingue. Comme j’aimais cuisiner, j’ai eu l’idée de combiner les deux. Par hasard, une amie m’a parlé d’un site américain de voyages culinaires. Ils ont été très intéressés par mon projet et m’ont envoyé des clients.

Parlez-nous de vos « promenades gourmandes »…
Mes ateliers de promenades gourmandes ont vraiment commencé entre 2001 et 2003. Je ne pouvais pas lever le nez de mes fourneaux tellement j’avais de demandes. Ensuite, j’ai gagné en assurance et j’ai créé mon site internet. Entre temps, les cours de cuisine sont redevenus à la mode. Depuis, je suis toujours la seule à donner des cours en anglais dans un cadre exclusif et à proposer des excursions chez les meilleurs pâtissiers et restaurateurs parisiens.

Comment organisez-vous vos ateliers de cuisine ?
Ma formule, c’est la souplesse totale. Les gens m’écrivent, me disent quand ils seront à Paris et c’est à moi d’organiser les groupes. Je leur envoie un questionnaire et leur soumets des propositions. Avec les Anglo-Saxons par exemple, j’ai appris à ne pas faire de lapin. Les Américains demandent souvent de la volaille et du poisson. L’idée c’est de faire du sur-mesure. Savoir à l’avance quel va être le cœur du menu, puis les emmener faire les marchés. J’enseigne des recettes que les gens pourront refaire chez eux. J’ai une pâte à tarte miraculeuse et révolutionnaire qui m’a valu mon succès. Un secret qui commence à être diffusé, et c’est tant mieux !

Qu’est-ce qui vous distingue des autres cuisiniers ?
Ce que les gens adorent, c’est cuisiner chez quelqu’un. Il y a de la vie et du passage, entre mon mari, ma fille ou mes amis… Je pense avoir réussi à établir de vrais liens avec mes clients. Mon concurrent principal, c’est l’école de cuisine Alain Ducasse, mais on est très différents.

Vous donnez occasionnellement des cours à New York. Pensez-vous renouveler l’experience dans d’autres pays ?
J’ai aussi donné des cours dans une superbe ferme anglaise du XVIIe siècle. Cela m’amuse d’être de temps en temps en décalage. A New York, je suis venue avec mon fromage de France mais j’aurais pu tout acheter là-bas. C’est la découverte qui m’intéresse. J’adore la cuisine italienne, donc si on me propose de donner des cours en Italie, pourquoi pas.

Quels sont vos projets ?
Depuis le mois de janvier, je propose des ateliers autour de thématiques particulières. Mon mari a également réalisé un film sur mes cours et la gastronomie française pour le site de l’Unesco. En France on a encore beaucoup à faire pour enseigner le goût. J’ai envie de partager mon temps entre mes cours de cuisine, l’écriture de mon livre, puis de m’engager dans la vie associative et éducative.

www.promenadesgourmandes.com

 

 


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