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Deux élèves du Lycée Français de New York à l’Unesco

Pour la première fois cette année, l’AEFE a organisé un programme dit Ambassadeurs en herbe, qui envoie de jeunes élèves des Lycées Français du monde entier débattre à l’Unesco. Pour représenter les Etats-Unis et le Canada, une équipe de 5 enfants a été constituée. Clémence et Sasha, scolarisées au Lycée Français de New York, en faisaient partie.

8 000 élèves ont candidaté à travers le monde pour participer à cette version pilote des Ambassadeurs en herbe. La semaine dernière, ce sont 50 d’entre eux qui se sont rendus à Paris, au siège de l’Unesco, pour débattre. Dix équipes ont été sélectionnées, comprenant des élèves de 35 établissements. L’équipe Amérique du Nord comptait trois enfants venus du Canada et deux issus du Lycée Français de New York : Clémence, 16 ans, et Sasha, 9 ans. Sélectionnées pour représenter leur école, elles ont remporté la finale pour la zone Amérique à Washington en mars.

“On était évaluées sur la gestuelle, le ton, l’argumentation et le charisme en général”, récapitulent les deux élèves avec assurance, les mains à plat sur la table. Dans la perspective de promouvoir la francophonie, l’AEFE a organisé cette compétition à laquelle les candidats devaient participer à la fois en français et dans la langue de leur pays d’accueil. Une belle performance pour Sasha qui vit à New York depuis moins de deux ans. “C’est la magie du bilinguisme”, commente Mylène Ardid, l’une des enseignantes qui les a accompagnées.

Joutes verbales sur l’égalité homme/femme

D’autant plus que les sujets étaient ardus. Les joutes verbales, autour du thème de l’égalité des sexes, portaient sur des intitulés comme : “Comment les comportements, activités, objets et discours construisent dès le plus jeune âge les identités ?” et “Le citoyen est-il sexué ou universel ?” Des problématiques “dignes de Sciences Po” aux yeux de Mylène Ardid ! Les jeunes filles se sont appuyées sur leur expérience pour en discuter. “J’ai parlé des jouets”, raconte Sasha. “Les poupées pour les filles et les voitures pour les garçons, ça entraîne les filles à faire la cuisine ou s’occuper des enfants tandis que les garçons vont avoir des malettes de bricolage. Maintenant Lego commence à sortir des pièces pour les filles mais c’est rose ! Je ne vois pas pourquoi !”, s’indigne la petite.

Clémence quant à elle s’est attardée sur la représentation des genres dans la publicité. Si elle ne s’était pas penchée outre mesure sur la question avant de devoir préparer le débat, elle reconnaît que la séparation hommes/femmes est quelque chose qu’elle observe au quotidien. “C’est tout bête mais dans la classe, quand on peut s’assoir où on veut, les garçons se mettent d’un côté et les filles de l’autre”, remarque-t-elle. Pendant trois jours les élèves ont travaillé d’arrache-pied à l’Unesco, ont pu tout visiter, rencontrer les autres candidats et évoquent avec plaisir le restaurant au septième étage et sa vue panoramique sur la capitale.

Pour les deux élèves, qui ont formé une équipe soudée, il était particulièrement intéressant de discuter à échelle internationale, d’écouter les récits en portugais ou en lao, les histoires d’enfants vivant en Arabie Saoudite et ailleurs. D’ailleurs, Clémence, qui a vécu auparavant en Corée et en Italie, s’apprête à faire un stage à l’ONU et espère bien y travailler un jour.

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