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Deux soldats français tués en Afghanistan et trois autres blessés

Deux soldats français, dont un officier, ont été tués et trois autres blessés lundi lors de combats en Afghanistan, portant à quarante-sept le nombre de militaires français tués dans ce pays depuis décembre 2001, a annoncé l’Elysée dans un communiqué.

L’officier et le soldat, tous deux du 21ème Régiment d’infanterie de marine de Fréjus (Var), ont été grièvement blessés par balles lors d’une opération au sud de Tagab (nord-est de Kaboul) et sont décédés des suites de leurs blessures, a précisé la présidence. “Ces militaires ont payé de leur vie l’engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan”, a-t-elle ajouté, précisant que trois autres soldats “ont été blessés au cours de la nuit, au début de l’opération”. Selon le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées à Paris, les cinq militaires français appartiennent au 21e RIMa.

Le premier accrochage, a-t-il précisé, s’est produit “en milieu de nuit, alors que les unités rejoignaient leurs positions”, dans la vallée de Tagab, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. “Prises sous le feu des insurgés, les forces françaises ont répliqué par un tir de mortier sur la position ennemie pendant le dégagement des blessés”, a-t-il expliqué. Toujours selon le colonel Burkhard, les trois soldats “ont été ramenés dans un blindé vers la base de Tagab avant d’être évacués par hélicoptère sur l’hôpital militaire français, situé sur l’aéroport international de Kaboul”. “Puis, quelques heures plus tard, en milieu de matinée, non loin de là, à l’entrée de la vallée de Bedraou, deux de nos camarades du 21e RIMa ont été mortellement blessés lors d’un nouvel échange de tirs alors que leur unité était en cours de désengagement”, a-t-il poursuivi.

Selon le porte-parole, ils participaient à une “opération de contre-insurrection visant à désorganiser les réseaux d’insurgés dans la vallée de Tagab”. Quelque 400 soldats français et une centaine de militaires afghans étaient engagés dans cette opération. C’est également au niveau de la vallée de Bedraou qu’avait été tué un sous-officier du 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs), début juillet dans l’explosion d’une mine artisanale. Dans cette région aussi ont été enlevés fin décembre deux journalistes de France Télévisions.

Le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé “son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes” et condamné “avec la plus grande fermeté les attaques meurtrières des insurgés contre nos soldats”. Le Premier ministre François Fillon a “salué”, tout comme le ministre de la Défense Hervé Morin, “le professionnalisme et le courage de nos forces qui oeuvrent quotidiennement en opération au service de la paix et de la sécurité”. Le Parti socialiste a salué “la mémoire” des deux soldats tués et réitéré sa demande d’une “conférence internationale” sous l’égide de l’ONU pour trouver une “solution pacifique” à ce conflit. Le député (ex-UMP) et président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a pour sa part demandé que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères soient entendus à l’Assemblée nationale sur la situation en Afghanistan.

Quelque 3.750 militaires français sont engagés sur le théâtre afghan. Outre les deux Français, deux autres soldats de l’Otan sont décédés lundi: un Américain et un Hongrois. Ces décès portent à 455 le nombre de soldats étrangers (dont 295 Américains) ayant trouvé la mort en Afghanistan depuis le début de l’année, contre 520 pour toute l’année 2009, selon un bilan de l’AFP établi à partir du site indépendant icasualties.org.

 

 

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