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Dix start-up françaises coachées aux Etats-Unis

Pour la troisième année consécutive, la Mission Sciences et Technologie de l’ambassade de France, à Boston, chaperonne des entreprises françaises qui envisagent de s’implanter aux Etats-Unis.

Le programme, dit accélérateur de développement, s’appelle Netva. L’acronyme signifiait à l’origine New-England technology ventor accelerator. En 2012, la partie “New-England” devient obsolète, puisque Netva s’étend à San Francisco. Ce seront dix entreprises, et non cinq comme en 2010 et 2011, qui seront accompagnées cette année par la Mission pour la Science et la Technologie (MS&T).

Recrutées sur dossier puis sur entretien par un jury français et un jury américain, ces start-up françaises ont toutes moins de deux ans et ne comptent pas plus de dix employés. Chacune a inventé “un produit technologiquement innovant, pouvant répondre à un besoin sur le marché américain et qui a un potentiel de développement aux Etats-Unis”, explique David Boucard-Planel, du bureau pour l’innovation de la MS&T de Boston.

Ainsi, côté Massachusetts, les cinq lauréats ont respectivement conçu des implants osseux en biocéramique, des solutions logicielles pour optimiser la gestion de la sécurité dans les stades, des implants crâniens qui favorisent l’alimentation de pompes cardiaques, des produits de test assurant la maîtrise de la reproduction en milieu animal et des compléments alimentaires permettant de lutter contre la malnutrition et la mauvaise santé buccale.

Coaching et réseau

Ces cinq jeunes entreprises seront à Boston du 10 au 15 septembre pour recevoir leur “prix”, à savoir un coaching par des professionnels. Pendant leur séjour, les Français bénéficieront de conseils, d’ateliers, de rencontres avec des entrepreneurs américains, avec pour but d’apprendre les ficelles du milieu et de “se connecter à l’écosystème local”, selon David Boucard-Planel. “Il ne s’agit pas de repartir avec vingt commandes de leur produit”, note-t-il, “mais d’apprendre à optimiser, d’appréhender le terrain”.

Ainsi, parmi les dix start-up ayant participé au programme ces deux dernières années, deux ont déjà signé des partenariats avec des universités prestigieuses comme Harvard et bientôt le MIT. D’autres sont en train d’affiner leur offre et devraient s’installer prochainement de ce côté de l’Atlantique. “L’installation et les partenariats prennent du temps à mettre en place”, explique David Boucard-Planel. “Si on ne voit pas de résultat concret au bout d’un an, cela ne signifie pas que c’est un échec, mais que chaque entreprise a des besoins différents, qu’il faut travailler.” Outre le voyage d’immersion aux Etats-Unis, les entrepreneurs se voient offrir un stage en France au siège de Microsoft France, des formations spécialisées et le soutien d’un mentor pendant au moins six mois.

Soit une opportunité importante pour une petite start-up qui souhaite explorer les Etats-Unis. C’était le but de la MS&T, qui dépend du ministère des Affaires étrangères. En 2009 elle a ciblé ce besoin d’internationalisation des entreprises technologiques françaises. Elle finance quasiment l’intégralité du programme, avec l’aide de sponsors et de partenaires. En 2010, Netva a ainsi reçu le 1er prix “recherche et innovation” des Initiatives de l’économie, remis par la presse économique.

 

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