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Dominique de Villepin confirme qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle

L’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé vendredi, jour de la date limite du dépôt des 500 signatures d’élus au Conseil constitutionnel, qu’il était “empêché” de se présenter à l’élection présidentielle “faute des parrainages requis”

“Je suis empêché de me présenter à l’élection présidentielle, faute des parrainages requis. Mais notre mission continue et notre engagement pour la France reste intact”, a écrit le fondateur de République solidaire (RS) dans un communiqué. Jeudi soir il avait indiqué qu’il ne disposerait pas, “sauf miracle”, des 500 parrainages.

Forcé de renoncer, M. de Villepin dit mesurer aujourd’hui “la déception” de son équipe et des militants de son parti. Il affirme vouloir dès aujourd’hui se tourner “résoluement vers l’avenir”. “Mes convictions sortent renforcées par ma rencontre avec les Français. L’urgence de la situation aussi. Je continuerai à les défendre et j’en ferai la clé de mon action et de mes choix à venir”, explique-t-il.

Devant l’urgence de la crise, Dominique de Villepin estime notamment que le pays ne peut “plus continuer à subir l’alternance des partis, les majorités courtes aux idées courtes”. “L’union nationale est la seule issue. Elle est difficile aujourd’hui (…) elle sera inévitable six mois ou un an plus tard, lorsqu’il s’agira de répondre au défi financier immense, lorsque la dette se rappellera à nous, une fois de plus”, fait-il valoir.

“Nous avons fait notre devoir qui était d’alerter, d’essayer de franchir le mur d’hostilité des partis, le mur d’indifférence des médias, le mur de colère et de peur que suscite cette crise et qui tétanise cette campagne désespérante, parce qu’elle est tout entière contenue dans son spectacle, et qu’elle n’éclaire pas les citoyens sur les enjeux réels de notre pays”.

Evoquant les questions internationales, l’ancien ministre des Affaires étrangères affirme que “le repli français ne peut continuer ainsi”. “L’Europe n’est pas l’ennemi. L’Europe est au contraire la chance de poursuivre notre chemin avec nos voisins et amis”, fait-il valoir “En août, en septembre, les promesses de la campagne électorale seront depuis longtemps cendres et poussière. Ce message-là, je vous le garantis, restera intact. Préparons-nous à faire notre devoir, encore et toujours. A la colère et à la peur, sachons opposer, une fois de plus, inlassablement, la raison et l’espoir”, a-t-il conclu.

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