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Édéenne expose son jardin secret à Boston

Installée à Paris, la créatrice de bijoux québécoise Édéenne dévoile, hors de leurs écrins, 55 pièces uniques et personnalisés de sa collection jusqu’à ce soir à la bijouterie Dorfman de Boston, avec sept autres artistes issus de la haute joaillerie française.

À Paris, vous n’avez ni boutique, ni show-room, pourquoi avoir accepté d’exposer votre travail ?

C’est une antiquaire qui m’a conseillée de montrer ma collection. Après une exposition baptisée « Unique by Édéenne », il y a un an au musée de la Légion d’honneur à Paris, je suis partie pour une tournée internationale, avec des étapes à Monaco, Tokyo et ici à Boston. Elle se terminera en juin prochain. Ensuite, je retournerai dans le secret.

Vos bijoux ne sont réalisés que sur commande. Quelle est votre démarche pour aller à la rencontre de vos clients ?

Je prends environ entre deux et trois heures pour les rencontrer et poser des questions sur leur vie privée. Je mets ensuite leurs histoires dans la pièce qu’ils souhaitent que je réalise. L’idée, ce n’est pas d’amener les gens vers mes désirs, mais d’accoucher des leurs. C’est un métier de parole et d’échange. Comme je suis aussi gemmologue, je connais très bien les matériaux avec lesquels je travaille. Pour les clients, c’est une assurance car ils savent qu’ils achètent de très belles pierres.

Comment travaillez-vous dans votre atelier?

En haute joaillerie, on peut faire des pièces considérées comme des œuvres d’art. En référence au film « Excalibur », j’ai fait percer une citrine de 125 carats par un lapidaire aussi fou que moi afin d’y insérer l’épée d’Arthur. Le pendentif ne tient que par le pommeau de cette dernière, dont le bout se voit dans la transparence de la pierre.  C’est un exploit de joaillier, même si au début personne ne voulait le faire car une pierre percée perd de sa valeur et qu’il y avait neuf chances sur dix pour qu’elle se casse en la perçant. Je prépare d’ailleurs une collection de pierres percées.

Avec l’envolée du cours de l’or, est-ce que le marché des bijoux de luxe souffre encore de la crise ?

Aujourd’hui, il y a une grosse demande en or et le prix a, il est vrai, fortement augmenté. En 2009, lorsque je suis partie en tournée pour dévoiler mon travail, je l’ai fait sciemment pendant la crise. Alors que tout le monde reculait, les gens ont été surpris de mon dynamisme. Mais les personnes qui ont beaucoup d’argent ne sont jamais en crise, ils choisissent autrement, en ayant le luxe de s’offrir des pièces uniques qui leur ressemblent.

Comment comptez-vous développer-vous votre marque aux États-Unis  ?

Cette exposition internationale me permet d’appréhender la réception de mon travail sur le marché américain. J’aimerais beaucoup avoir un lieu qui puisse m’accueillir à New York pour montrer mes pièces au public.

 

Informations pratiques :

Exposition «  Jewels of France », Dorfman Jewelers, 24 Newbury Street, Boston, Massachusetts, de 10 heures jusqu’à ce soir 21 heures.

Tel. 617 536 2022.

 

Les autres joailliers :

Bachet Joaillier : www.bachet-joaillier.com

Brigitte Ermel : www.brigitte-ermel.com

Édéenne : www.byedeenne.com

Inédit : www.inedit-joaillier.fr

Joïa : www.joia.fr

Marchak : www.marchak.fr

Mathon : www.mathon-paris.com

Umane : www.umane-creations.com

 

Les partenaires :

http://www.consulfrance-boston.org

http://www.ubifrance.fr

http://dorfmanjewelers.com

 

 

 

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