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Elections régionales: vers un raz-de-marée rose au second tour

Les Français devraient conforter dimanche, au second tour des régionales, l’avance donnée le 14 mars aux listes de gauche, qui peuvent réaliser le grand chelem en métropole, la seule véritable inconnue demeurant l’Alsace, un bastion de droite plus que jamais menacé.

Le second tour verra sept duels, dix-sept triangulaires et une quadrangulaire. Une seule région, la Guadeloupe, a été pourvue dès dimanche dernier. Selon les projections faites par les instituts de sondage, les jeux sont faits dans toutes les régions, sauf en Alsace. Dans cette région, l’une des deux conservées par la droite il y a six ans, avec la Corse, l’UMP et le PS sont à égalité parfaite, selon BVA. Pour OpinionWay-Fiducial, droite et gauche y sont ex-aequo avec 43,5% des voix, le Front national en recueillant 13%.

Mais les leaders des partis ont souligné qu’en raison de l’abstention record au premier tour, 53,64%, du jamais vu pour des régionales, rien n’est gagné. Dès le soir du premier tour, le Premier ministre François Fillon avait appelé à la “mobilisation des électeurs de la majorité présidentielle”, estimant que “rien n’est joué pour le second tour”.

Au même moment, Martine Aubry, la première secrétaire du PS, appelait les électeurs à “amplifier” le vote au second tour pour “faire gagner l’espoir”. Par ailleurs, les électeurs auront un choix un peu différent du premier tour.

Pour figurer au second tour, les listes doivent avoir obtenu au moins 10% des suffrages le 14 mars, à l’exception de la Corse où cette barre est à 7%. De leur côté, les listes qui ont récolté au moins 5% des suffrages ont pu fusionner avec une liste qualifiée.

La droite, qui avait pratiqué une politique d’union dès le premier tour, avec l’UMP, Nouveau centre, MPF et CPNT, n’a pas modifié ses listes, faute de nouvel allié. Mais à gauche, des accords ont été passés partout entre le PS et Europe Ecologie, à l’exception de la Bretagne, ainsi qu’avec le Front de gauche dans plusieurs régions, sauf dans le Limousin.

Le Front national fait de son côté cavalier seul dans chacune des 12 régions où il a obtenu au moins 10% des voix, imposant autant de triangulaires.

Le MoDem de François Bayrou ne s’est qualifié que dans une seule région, en Aquitaine.

En Martinique, une liste divers gauche affrontera une liste régionale et une liste UMP-NC, et à la Réunion, le Parti communiste réunionnais et le PS partent en ordre dispersé. Une inconnue pèse sur la Guyane où une liste UMP pourrait l’emporter face à celle de la divers gauche Christiane Taubira.

En Corse, les électeurs auront le choix entre quatre listes, dont deux nationalistes.

En Languedoc-Roussillon, ni le PS, ni Europe Ecologie, ni le Front de gauche n’ont atteint la barre des 10%. A gauche, la liste du très controversé président sortant Georges Frêche (DVG, ex-PS) sera seule en lice pour affronter l’UMP Raymond Couderc et le Front national.

A l’issue du second tour, les sièges seront répartis au sein des assemblées régionales à la proportionnelle, avec une prime de 25% pour la liste arrivée en tête (prime de 9 sièges en Corse). Les assemblées régionales éliront leurs présidents le vendredi 26 mars.

Les prochains élus régionaux seront élus pour quatre ans et non pas six. Leur mandat prendra fin en 2014, date à laquelle doit entrer en fonction le conseiller territorial qui siègera à la fois dans les assemblées régionales et départementales.

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