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Epad: les administrateurs fonctionnaires pourraient ne pas voter

 Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a indiqué dimanche que les fonctionnaires administrateurs de l’Epad pourraient ne pas participer à l’élection du président de cet établissement d’aménagement, posté brigué par Jean Sarkozy, cadet du chef de l’Etat.

Sur Europe 1, M. Chatel s’est vu proposer cette solution par le député socialiste Gaëtan Gorce, pour apaiser la vive polémique autour des ambitions du fils du président, assortie d’accusation de népotisme.

“J’observe”, a répondu le ministre, “que dans le passé, il est arrivé que les représentants de l’Etat ne prennent pas part au vote de cette élection. Donc, par souci de clarté et de transparence, on peut très bien imaginer que les représentants de l’Etat ne participent pas au vote” du 4 décembre.

“Ca peut s’imaginer, ça s’est produit par le passé”, a répété M. Chatel. “On peut imaginer de laisser les représentants élus décider de manière à ce qu’il n’y ait aucune ambiguïté”, selon lui

L’élection du successeur de Patrick Devedjian, atteint par la limite d’âge, à la présidence de l’Epad, doit avoir lieu le 4 décembre.

Neuf fonctionnaires représentant quatre ministères (Culture, Economie, Intérieur, Equipement) siègent à ce conseil d’administration, aux côtés de neuf représentants élus (1 Région IdF, 2 Hauts-de-Seine, 4 pour Paris, Nanterre, Puteaux, Courbevoie, 1 STIF, 1 Chambre de commerce).

L’Epad (Etablissement public pour l’Aménagement de la région de La Défense) gère le développement du grand quartier d’affaires à l’ouest de Paris (3 millions de m2, 1.200 sièges sociaux, 150.000 salariés, 854 millions d’euros d’investissements en 2008).

L’annonce que Jean Sarkozy briguait cette présidence a provoqué une tempête politico-médiatique, les critiques mettant en avant son jeune âge – 23 ans, et son inexpérience – il est en deuxième année de droit.

“La chasse à l’homme, ça suffit”, a redit dimanche M. Chatel.

Le porte-parole a évoqué les circonstances de l’élection de Jean Sarkozy comme conseiller général des Hauts-de-Seine en 2008: “on dit aujourd’hui, oui, c’était facile les Hauts-de-Seine”. Mais, “accessoirement, notre candidat à la mairie de Neuilly venait d’être battu, je le rappelle, Jean Sarkozy n’était pas soutenu par le maire de Neuilly”.

Réfutant les accusations de népotisme, Luc Chatel a jugé que Nicolas Sarkozy avait été “le président de la Vème république qui a mis en place le plus de contre-pouvoirs”, citant notamment la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale confiée à un socialiste ou l’exception d’inconstitutionnalité, qui permettra aux citoyens de saisir les juges constitutionnels.

 

 

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