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Equipe de France : les hommes et le système semblent choisis

Raymond Domenech a reconduit une nouvelle fois le 4-3-3 à l’entraînement mercredi à Saint-Pierre, avec les mêmes titulaires que lors des deux matches de préparation, avec un seul changement, Sébastien Squillaci remplaçant William Gallas, victime de maux de ventre.

Le 4-3-3 devrait donc être le système adopté au Mondial, en dépit d’une prestation décevante contre la Tunisie dimanche (1-1), loin de l’enthousiasme suscité par la première sortie pré-Mondial de ce nouveau système contre le Costa Rica (2-1), et en dépit des failles de ce dispositif qui rendent l’équipe défensivement plus vulnérable qu’un système avec deux récupérateurs.

Si le système est choisi, les hommes le sont sans doute aussi. Mercredi, Domenech a supervisé un entraînement où les titulaires ont travaillé en deux blocs, offensif (Gourcuff, Malouda, Govou, Anelka, Ribéry), sous la houlette de Alain Boghossian, et défensif (Lloris, Sagna, Squillaci, Abidal, Evra, Toulalan) sous la férule de Pierre Mankowski. Le seul changement par rapport au onze de départ contre le Costa Rica et la Tunisie, fut l’apparition de Squillaci aux côtés d’Abidal dans la charnière centrale, à la place de Gallas.

“Automatismes”

Gallas a été victime de maux de ventre dans la nuit, selon l’encadrement des Bleus. Ces derniers l’ont contraint à écourter son footing mercredi matin sur la plage de la commune de Petite Ile, près de leur hôtel. Puis l’après-midi, le joueur aux 80 sélections a fait des échauffements, puis des tours de terrain, seul, avant de quitter la pelouse -ce qui était prévu selon l’encadrement- pendant que ses partenaires se prêtaient à une mise en place tactique.

La seule petite variante fut un atelier où Toulalan mit une chasuble de remplaçant pour alimenter les attaquants remplaçants (Henry, Valbuena, Gignac, Cissé) chargés de mener la vie dure aux quatre défenseurs titulaires Sagna, Squillaci, Abidal, Evra.

Boghossian a martelé le mot “automatismes” pendant toute la séance. Le match contre la Chine, vendredi à Saint-Pierre, le 3e et dernier de la préparation avant le Mondial (premier match contre l’Uruguay le 11 juin), devrait donc poser les hommes et le système pour le Mondial.

“Le coach n’est pas quelqu’un de bête”

Les remplaçants, qui comptent du beau monde, comme Cissé, Gignac et bien sûr Henry, pourront-ils jouer une dernière carte contre la Chine?

En attendant, la situation est sans doute dure à vivre, même si les remplaçants prétendent le contraire. “Ce n’est pas compliqué à vivre, a certifié Djibril Cissé mercredi. Il y a des choix à faire, on savait qu’on allait jouer avec une seule pointe dans le 4-3-3, ce qui laisserait trois avant-centres sur le carreau, enfin sur le côté. A nous de nous tenir prêts, moi je suis prêt”.

Cissé, quand il est entré en seconde période durant la préparation, a été placé sur le côté droit. Une solution éventuelle de glaner du temps de jeu étant donné que Govou ne paraît pas si intouchable sur ce flanc?

“Je préfère jouer dans l’axe, mais s’il faut jouer à droite, je prends, je prends tout ce qu’on me donne”, s’est contenté de dire l’attaquant du Panathinaïkos. Alors que faire pour bousculer la hiérarchie? “Il faut se battre, montrer le meilleur visage possible à l’entraînement, assure “Djib”. Le coach n’est pas quelqu’un de bête. Le coach mettra le ou les joueurs les plus performants”.

Guette-t-il pour autant le moindre signe d’un changement de tendance à l’entraînement? “Non, non, assure Cissé. Le coach, il est malin, il sait ce qu’il fait, il mélange les joueurs”, indique-t-il avant de conclure: “On sait qu’avec le coach, de temps en temps, il y a des surprises”.

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