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Eric Woerth : “Je n’ai jamais favorisé l’embauche de ma femme”

Le ministre du Travail, Eric Woerth, a affirmé n’avoir “jamais favorisé” l’embauche de son épouse par le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, lundi lors d’une visite d’entreprise à Guyancourt (Yvelines) sur le thème de l’égalité homme-femme.

“Je n’ai jamais favorisé l’embauche de ma femme”, a déclaré M. Woerth à la presse, en réaction à la publication ce week-end du PV d’audition du gestionnaire de la milliardaire, Patrice de Maistre, selon lequel le ministre lui aurait demandé de rencontrer son épouse avant son embauche. Florence Woerth a été embauchée en novembre 2007 par Clymène, la société chargée de faire fructifier la richesse de Mme Bettencourt, avant de quitter ses fonctions en juin.

Selon le ministre, les déclarations de M. de Maistre, rapportés par les journaux, “ne me mettent pas en difficulté, ce sont les interprétations mensongères de certains titres de presse”. “Les mensonges et les amalgames de la presse cette semaine sont absolument scandaleux et ignobles, il y a vraiment des pros de l’amalgame”, a ajouté M. Woerth. “On est totalement dans le surnaturel”, a-t-il assuré, en rappelant avoir lui-même demandé à être entendu dans cette affaire. “Je serai entendu prochainement par la justice comme je l’ai demandé”, a-t-il dit.

Ironie de la situation, le ministre effectuait au siège de l’entreprise Sodexo un déplacement consacré au thème de l'”égalité professionnelle”. “Il faut que les femmes s’excusent d’avoir de l’ambition, l’ambition d’une femme, que ce soit la mienne ou une autre, est toujours déplacée”, a-t-il déploré. Après avoir visité les locaux, le ministre a échangé avec un groupe de salariées sur leurs carrières et leurs difficultés professionnelles en tant que femmes.

Le ministre a souligné au cours de la discussion qu’il a “intégré dans le texte sur les retraites une sanction financière à hauteur de 1% de la masse salariale pour les entreprises qui ne publient pas leur rapport de situation comparée” sur l’égalité hommes-femmes. Sodexo emploie 25.000 personnes en France, dont 60% de femmes. La proportion de femmes dans l’encadrement du groupe de restauration est passé de 14% en 2006 à 27% en 2010, selon François Rebeix, directeur du développement des ressources humaines. 
M. Woerth a également dénoncé l’écart de rémunération entre les sexes. “Il n’est pas acceptable qu’il y ait des écarts de salaire de plus de 20% entre les hommes et les femmes et cela se retrouve au moment des retraites”, a-t-il dit. “L’égalité hommes-femmes, c’est un travail colossal, culturel, que la France a commencé et que j’ai bien l’intention de mener jusqu’au bout”, a ajouté M. Woerth.

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