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Espionnage: perquisitions dans les bureaux des trois cadres de Renault mis en cause

Des perquisitions ont été menées ces derniers jours par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans les bureaux des trois cadres de Renault soupçonnés d’espionnage par le groupe automobile, et leur ordinateurs ont été saisis, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Selon leparisien.fr, qui a révélé l’information, les perquisitions menées sous l’égide du parquet de Paris auraient eu lieu discrètement, en dehors des heures de bureau, sur le site de Renault Guyancourt (Yvelines). Le journal en ligne indique que ces perquisitions ont eu lieu mardi soir, mais une source contactée par l’AFP affirme qu’elles n’ont pas été menées ce soir.

La DCRI ne dispose d’aucun des éléments des investigations menées par des enquêteurs privés commandités par Renault, et n’a pas procédé à l’audition des trois cadres concernés, a-t-on souligné de même source.

A la suite d’une enquête interne après l’envoi d’une lettre anonyme, trois cadre de Renault ont été mis à pied début janvier par le constructeur qui les soupçonne d’avoir diffusé des informations sensibles. l’affaire a conduit au dépôt le 13 janvier d’une plainte contre X “pour des faits constitutifs d’espionnage industriel, de corruption, d’abus de confiance, de vol et recel, commis en bande organisée”. Les trois cadres concernés, Mathieu Tennenbaum, Michel Balthazard et Bertrand Rochette, clament leur innocence.

Bertrand Rochette, ancien directeur des avant-projets véhicules, s’est ainsi dit lundi “trahi” par le constructeur qui l’a “jeté comme un malpropre” sans lui avancer la moindre preuve de son éventuelle implication. Il assure n’avoir jamais possédé de compte à l’étranger ni été en Chine, et a déposé une citation contre Renault pour diffamation non publique.

Michel Balthazard, membre du comité directeur de Renault, et Matthieu Tenenbaum ont également annoncé leur intention de déposer plainte pour “dénonciation calomnieuse”, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

Le PDG de Renault Carlos Ghosn a affirmé dimanche dans le JDD que l’affaire concernait la stratégie du groupe dans la voiture électrique, un enjeu colossal pour Renault qui y a investi 4 milliards d’euros avec son allié japonais Nissan. Il a expliqué avoir lancé une enquête interne en août 2010, afin d’être sûr de la gravité de l’affaire, avant de prévenir le gouvernement et la justice, début janvier.

 

 

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