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Evasion : les prisonniers réussissent toujours à se faire la belle

Un prisonnier de 24 ans s’est échappé lundi de la prison de Shirley dans le Massachusetts. Le 9 mars dernier c’était au tour de d’un prisonnier du Texas,  David Puckett de se faire la malle en sciant les barreaux de la cour de sa prison rapporte le blog slate.

Ces deux cas montrent que malgré la sécurité croissante des établissements pénitenciers, les évasions sont toujours réalisables. Selon l’administration américaine, le nombre d’évasions est passé de plus de 14 000 en 1993 pour 780 000 prisonniers à environ 2 500 pour une population qui s’élevait à 1,4 million d’individus en 2008.

Mais si les évasions sont si compliquées à réaliser aujourd’hui, comment réussir? voici les plus beaux cas recensés par Slate.

La plus spectaculaire en nombre de détenus évadés est sans doute celle d’Afghanistan lundi. Lentement mais surement, près de 500 détenus, essentiellement talibans, se sont évadés de la prison de Kandahar par un tunnel long de 320 mètres. Les insurgés qui l’ont creusé affirment avoir mis cinq mois pour rejoindre l’intérieur de la prison.

Creuser, il en est souvent question. En 2006 le criminel américain Ralph “Bucky” Phillips s’est servi d’un ouvre bouteille pour creuser un trou dans le plafond de la cuisine de sa prison. Une fois cette porte illégale ouverte il n’a plus eu qu’à courrir en toute liberté avant de se faire rattraper.

Jouer le plus grand rôle de sa vie

En 2005 Charles Victor Thompson s’est évadé d’une prison texane en se faisant passer pour inspecteur de l’Etat venu verifier son bon fonctionnement.  Avec minutie, il avait caché des habits civils et s’était servi de sa carte de détenu en la montrant en un éclair pour passer les gardes.

Avoir de bons amis dehors est aussi une condition sine qua none pour une escapade réussie. Pascal Payet s’est évadé par les airs en 2001 de la prison de Luynes (Bouches-du-Rhône ndlr). Ses complices avaient volé un hélicoptère pour le hisser hors de l’enceinte de la prison. Politesse qu’il a rendue plus tard en utilisant le même moyen pour un de ses amis.

Enfin autre solution, le téléphone portable. Pour les experts, le mobile est la plus grande menace pour les prisons. Puckett qui vait scié les barreaux de sa prison n’aurait jamais pu planifier les moyens logistiques et financiers qui l’attendaient à la sortir de son parcours acrobatique. Après escaladé les murs d’enceinte et les fers barbelé un pick up avec les clé sur le contact l’attendait. Ce n’était pas un signe de la destinée mais bien grâce à une complice qu’il avait rencontré sur internet lorsqu’il se trouvait en cellule.

Les pénitenciers américains installent progressivement des systèmes de bruilleurs d’onde pour éviter tous contact extérieur. Mais pour Kevin Tamez  de MPM Group, une société spécialisé dans la sécurité, interviewé par Slate, “Il y a une très forte corrélation entre la sécurité dans les prisons et le nombre de gardien par détenus. La technologie peut aidé à réduire les évasions. Mais ce qui reste le mieux c’est d’être au contact des détenus.

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