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Expertise médicale de Johnny: la justice doit statuer lundi 28 décembre

Un collège de médecins devrait être désigné lundi 28 décembre par le tribunal de grande instance de Paris afin de procéder à l’expertise médicale de Johnny Hallyday et déterminer d’éventuelles responsabilités dans l’état de santé du chanteur actuellement hospitalisé aux Etats-Unis.

A l’audience de “référé-expertise” lundi, les deux camps étaient d’accord sur le principe d’une expertise. En effet, tant l’entourage du chanteur que le Dr Delajoux, qui a opéré Johnny le 26 novembre à Paris d’une hernie discale, appellent de leurs voeux une expertise médicale.

Le principe étant acquis, la juge des référés Catherine Cosson devra déterminer quels experts seront affectés à cette tâche, quelle sera l’étendue de leur mission et à quelle date ils devront rendre leur rapport.

“C’est la première fois que des professionnels objectifs vont donner un point de vue, ça va beaucoup nous changer dans ce dossier”, expliquait l’un des avocats du neurochirurgien, Me David Koubbi.

“Jusqu’à présent nous avons entendu des producteurs parler comme des médecins, des avocats parler comme des procureurs, mais à aucun moment, on ne sait ce qui s’est passé”, a-t-il ajouté, “éminemment choqué par la teneur, la virulence et la violence des propos qui ont été tenus”. “Il n’y a rien qui, dans le dossier, laisse présumer que le Dr Delajoux aurait fait une faute”, a-t-il martelé.

Difficile de se faire une idée lundi sur les arguments du médecin, la juge des référés, Catherine Cosson, ayant accédé à la demande de huis clos présentée par l’avocate du chanteur, Me Virginie Lapp.

“Johnny Hallyday estime que les soins et les actes médicaux qui lui ont été prodigués (…) pourraient ne pas avoir été conformes aux données actuelles de la science, aux règles de l’art chirurgical et qu’il existe, à tout le moins une suspicion d’erreur, d’imprudence, de manque de précautions nécessaires et de maladresse, voire de défaillance fautive”, a-t-elle expliqué au tribunal.

Elle a ensuite demandé le huis clos dans la mesure où seront “évoqués des éléments personnels, liés à ce qu’il y a de plus intime: la santé”.

Du côté des avocats du Dr Delajoux, Me Guy-Claude Aron a regretté cette demande “quelque peu caricaturale” dans un dossier où l’on a jeté le Dr Delajoux “en pâture à l’opinion publique”.

Me Lapp demande à la justice de “procéder à la désignation d’un collège d’experts” composé d’au moins un neurochirurgien et un infectiologue, afin de “procéder à l’examen médical” de son client.

Le cas échéant, cette expertise devrait aussi permettre de “dire si l’infection post-opératoire constatée est ou non de nature nosocomiale”.

La semaine dernière, à Los Angeles, le producteur de Johnny, Jean-Claude Camus, avait annoncé le lancement de cette procédure. “L’objectif du référé c’est d’obtenir des médecins experts qu’ils viennent déterminer si l’opération, comme on le dit, aurait été une opération très très mal faite à Paris”, avait-il alors indiqué.

Quelques jours plus tôt, le producteur avait violemment mis en cause le Dr Delajoux. Choqué par de telles accusations, le praticien a d’ores et déjà annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.

Le rocker, âgé de 66 ans, a été admis en urgence le 7 décembre à l’hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles pour une infection consécutive à l’intervention réalisée par le Dr Delajoux le 26 novembre.

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