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Explosion chez Total Petrochimicals Carling (Moselle)

Une explosion mercredi sur la plateforme pétrochimique Total Petrochemicals France (TPF) à Carling (Moselle) a fait deux morts et six blessés, selon un bilan définitif établi par la cellule de crise ouverte sur le site.

La préfecture de Moselle avait indiqué dans l’après-midi que des personnes pourraient être ensevelies sous les décombres. Mais un responsable de la cellule de crise ouverte sur la plateforme a indiqué à l’AFP vers 19h30 qu’il n’y avait pas d’autre victime et que ce bilan était définitif.

“A cette heure, huit victimes sont à déplorer, dont deux sont malheureusement décédées. Les six blessés ont été évacués vers un centre hospitalier”, avait auparavant précisé le groupe pétrolier dans un communiqué. “L’accident s’est produit au cours d’opérations de redémarrage du vapocraqueur à la suite d’un arrêt lié aux récentes intempéries. Au cours de ces opérations, une unité de production de vapeur a explosé pour une raison encore inconnue”, a précisé Total.

Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, devait se rendre dans la soirée à Carling, sur la plate-forme pétrochimique de Total et rendre visite aux blessés. La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno, chargée de la prévention des risques industriels est également attendue.

“Il n’y a pas de danger pour les populations vivant autour du site. C’était de l’eau qui était présente dans le surchauffeur, il n’y a donc pas d’émanations toxiques”, a expliqué Sylvie Houspic, sous-préfète de Forbach. Elle a également précisé que le pronostic vital des six blessés n’était pas engagé.

Une vingtaine de véhicules de sapeurs-pompiers de Freyming-Merlebach et de Saint-Avold étaient sur place et une cinquantaine d’hommes ont été déployés sur le site, ont indiqué les services de secours. Les raisons de l’explosion, qui n’a entraîné aucun départ de feu, n’étaient pas encore déterminées en fin de journée, a-t-on ajouté de même source. L’explosion se serait produite dans un surchauffeur lors d’un redémarrage du vapocraqueur, a indiqué un ouvrier de TPF, Bernard Harter, délégué CFDT. “Le surchauffeur a lâché lors de la remise en route de l’installation”, a-t-il déclaré à l’AFP.

“On était en phase de redémarrage du vapocraqueur qui avait été arrêté le 13 juillet à la suite des intempéries”, selon le service de communication de Total à Paris.

Selon le délégué, le vapocraqueur aurait été modernisé récemment et sa capacité augmentée. 850 personnes travaillent sur le site.

Le vapocraqueur n°1, où travaillent une centaine d’ouvriers, peut traiter quelque 320.000 tonnes d’éthylène par an. Il est opéré par TPF, filiale chimique du groupe Total, et fournit notamment la filière PVC du groupe chimique Arkema, située sur la plate-forme de Carling, et l’usine Ineos (ex-Solvay) de Sarralbe (Moselle).

Le vapocraquage est un procédé pétrochimique par lequel des hydrocarbures saturés sont cassés en molécules plus petites pour produire de l’éthylène et du propylène, matières premières à l’origine de nombreuses matières plastiques.

Mélangés avec de la vapeur d’eau, les hydrocarbures saturés sont amenés à environ 800 degrés par passage très bref dans un “surchauffeur”, puis ils sont brutalement refroidis.

En mars, TPF avait annoncé l’arrêt à Carling d’une unité de polyéthylène basse densité qui devait entraîner d’ici à 2012 une centaine de suppressions de postes à Carling.

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