Subscribe

Fed : pour sa première conférence de presse Ben Bernanke veut un dollar fort

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) estime que les Etats-Unis et le monde ont intérêt à ce que le dollar soit “fort”, a déclaré mercredi son président, Ben Bernanke, alors que le dollar perd de sa valeur depuis plusieurs mois.

“La Fed pense qu’un dollar fort et stable est dans l’intérêt à la fois de l’Amérique et de celui de l’économie mondiale”, a déclaré M. Bernanke lors d’une conférence de presse mercredi à Washington.

Il a jugé capital que les Etats-Unis s’attaquent au problème de leur dette, estimant que le niveau d’endettement du pays était “est le problème économique le plus important auquel font face les Etats-Unis, au moins à long terme”, a déclaré M. Bernanke.

Interrogé sur le fait que les Etats-Unis pourraient voir leur cote de solvabilité abaissée, M. Bernanke a estimé que ça n’était pas vraiment une nouveauté dans la mesure ou “tout le monde sait que les Etats-Unis ont un problème de budget très grave”.

Le chef de la Fed répondait à une question sur la décision annoncée le 18 avril par l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P), qui a, pour la première fois de son histoire, abaissé à “négative” la perspective d’évolution de la note de la dette américaine, doutant de la capacité de la classe politique à s’attaquer au déficit budgétaire du pays.

Les Etats-Unis bénéficient actuellement de la meilleure cote de solvabilité possible, AAA. M. Bernanke a estimé que cet avertissement pourrait être “constructif” s’il poussait effectivement les élus et le gouvernement américains à agir pour résoudre le problème de la montée de la dette.

Un dollar “fort”

Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, avait affirmé la veille que son pays n’adopterait “jamais la stratégie d’essayer d’affaiblir” le dollar. “Notre politique a été et sera toujours, tant que je serai en fonction, qu’un dollar fort est dans l’intérêt du pays”, avait-il dit.

Depuis le début de l’année, le dollar a perdu 6,5% par rapport à un panier de monnaie des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. M. Geithner avait attribué la glissade du dollar à une conjoncture économique mondiale favorable aux autres monnaies.

La Fed a été accusée par plusieurs pays européens et émergents de chercher à affaiblir le dollar en faisant tourner la planche à billets afin de procurer un avantage compétitif aux exportations américaines pour tenter de stimuler la reprise de l’économie américaine. M. Bernanke a toujours réfuté ces accusations.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related