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Fillon ambitionne de “se fixer un nouveau challenge” après Matignon

François Fillon évoque directement dans un entretien à France 2 ses ambitions après Matignon en envisageant de se fixer un “nouveau challenge”, sans dire ce qu’il pourrait être, mais rejetant l’hypothèse d’un retour “en bas du terrain”.

“Après Matignon, il peut y avoir une autre vie. Est-ce qu’il peut y avoir une autre vie politique ? Sûrement”, avance le Premier ministre, dont le départ à l’occasion du remaniement préparé par l’Elysée est de plus en plus probable. “J’ai un engagement politique qui a maintenant plus de 30 ans, je ne me vois pas (…) faire ce que j’ai vu beaucoup d’autres responsables politiques faire, c’est-à-dire, après avoir exercé des responsabilités fortes, recommencer presque en bas du terrain”, poursuit le chef du gouvernement.
“Je pense qu’il faut à chaque fois pouvoir se fixer un nouveau challenge”, ajoute François Fillon.”Ce challenge peut être dans la politique, il peut être en dehors de la politique mais il faut avoir un objectif, il faut avoir envie, il faut pouvoir se dépasser. Si on ne peut pas se dépasser, alors la lassitude et l’ennui certainement finissent par l’emporter”, dit-il encore.

C’est à l’occasion de ce même entretien, dont des extraits avaient été déjà été diffusés samedi soir par France 2, que François Fillon explique que Nicolas Sarkozy n’a “jamais” été son “mentor”, une petite phrase qui a suscité de nombreux commentairese parmi les observateurs et responsables politiques. “Après avoir été pendant longtemps… comment dirais-je… pas un opposant à Nicolas Sarkozy, mais enfin… dans une partie de la famille gaulliste qui était assez opposée au mode de fonctionnement et au style du président de la République, j’ai décidé, j’ai accepté, j’ai choisi de le soutenir et de faire alliance avec lui parce qu’il m’a semblé qu’il était le meilleur candidat pour gagner l’élection présidentielle”, poursuit l’ancien séguiniste.

Traité un temps de simple “collaborateur” par Nicolas Sarkozy, un qualificatif qui l’avait profondément heurté, François Fillon revient aussi sur le partage des pouvoirs au sein de l’exécutif.”Je n’aurais pas accepté d’être Premier ministre si je n’avais pas été d’accord avec le projet (présidentiel), d’ailleurs un projet que j’ai largement contribué à écrire” avec Nicolas Sarkozy, dit-il. “Le mode de fonctionnement du quinquennat – la place très importante que prend le président de la République, la place très importante que prend le Parlement du fait des réformes que nous avons introduites – rend beaucoup de choses plus difficiles que je ne l’avais imaginé”, admet-il toutefois.

 

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