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Fin de Grand Chelem pour le magicien Santoro

Fabrice Santoro a été éliminé au 1er tour de l’US Open, mercredi, par l’Espagnol Juan-Carlos Ferrero sur le score de 6-4, 6-3, 6-3, une défaite qui met fin à sa longue carrière en Grand Chelem.

15 h 27, New York. Fabrice Santoro quitte le court 11 de Flushing Meadows. L’espagnol Juan-Carlos Ferrero, qui l’avait déjà fait tomber à Wimbledon, vient de mettre un point final à la 69ème participation à un tournoi du Grand Chelem de Fabrice Santoro. Le recordman des participations ne remettra plus les pieds sur un des quatre tournois majeurs du circuit. Il s’est incliné face à Juan-Carlos Ferrero 4-6, 3-6, 3-6. Il avait annoncé dès le début de la saison que l’année 2009 serait sa dernière sur le circuit professionnel.

Avant de faire ses véritables adieux à ce sport auquel il a consacré 20 ans, Fabrice Santoro aura déjà dit au revoir au tournoi du Grand Chelem cet après-midi à New York, « une ville unique et magnifique » comme il le confiait à France-Amérique.

L’histoire entre les Grands Chelems et Fabrice Santoro est donc bel et bien terminée. Une histoire qui, à elle seule, pourrait résumer les vingt dernières années de ce sport, de son évolution et de ses champions. Fabrice Santoro aura en effet fait souffrir plus d’un joueur avec son style de jeu si particulier : de Sampras à Federer, en passant par Becker, Rafter, Agassi, Safin et Nadal.

Fabrice Santoro part en laissant des records dignes et caractéristiques de son style atypique : coup droit et revers à deux mains, mais, slice et lift maîtrisés à la perfection.

À ce jour il reste codétenteur, avec Arnaud Clément, du match le plus long dans l’histoire de l’ère Open : 6 h 33. C’était à Roland Garros, un match qu’il avait gagné en deux jours sur le score hallucinant de 6–4, 6–3, 6–7(5), 3–6, 16–14 ! À la question de savoir si ce match représentait le plus beau match de sa carrière, Fabrice Santoro nous avait répondu que non.

Son plus grand souvenir restera pour lui sa défaite contre Federer à l’Us Open 2005 : « C’était un match fabuleux. Il jouait son meilleur tennis. Tous les échanges étaient spectaculaires avec de longs rallies et des montées à la volée pour conclure les points. Du tennis spectacle, comme j’aime le pratiquer. »

Une défaite comme plus grand souvenir de ses 69 Grands Chelems, avouez qu’il s’agit d’une réponse bien singulière. Mais une réponse en parfait accord avec l’homme et le joueur : singulier lui aussi, adepte du contre-pied, de la finesse, de la surprise.

« Le magicien », comme il a été surnommé par ses pairs, en a donc fini avec les Grands Chelems. Comme un symbole, un autre géant du tennis a aussi tiré un trait sur sa participation aux Grands Chelems aujourd’hui à New York. Marat Safin, ancien vainqueur du tournoi et numéro un mondial a dit adieu à l’US Open. Tout un symbole car Fabrice Santoro restera à jamais la bête noire du Russe. Il mène 7-2 dans leurs confrontations.

Marat Safin déclara même un jour après une défaite contre le Français : « Il était dit que j’allais jouer Fabrice Santoro, il était dit que j’allais mourir ».

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