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Florence Woerth ne gérera plus la fortune de Bettencourt

L’épouse d’Eric Woerth va démissionner “dans les prochains jours” de la société où elle gère depuis 2007 une partie de la fortune de Liliane Bettencourt, l’héritière milliardaire de L’Oréal, a annoncé lundi le ministre du Travail à quelques journalistes.

Le ministre a précisé que le départ de Florence Woerth de la société sera intervenu d’ici le début du procès qui oppose la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers, à l’artiste François-Marie Banier, censé débuter le 1er juillet.

“C’est en cours”, a également indiqué l’entourage du ministre à propos de la démission.

Des enregistrements pirates révélés la semaine dernière par la presse suggèrent de possibles fraudes fiscales dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, ce qui a valu à Eric Woerth depuis trois jours des accusations de “conflit d’intérêts”.

Deux responsables de gauche, le député PS Arnaud Montebourg et l’eurodéputée écologiste Eva Joly, ont également exigé sa démission.

Le ministre a de nouveau démenti toute implication dans cette affaire. “Je suis combatif. Je suis déterminé à ne pas me laisser entraîner dans un truc qui ne me regarde pas”, a-t-il déclaré.

“Son job (de Florence Woerth) est clair, et mon absence d’intervention est claire aussi. Déontologiquement je suis très à l’aise”, a ajouté l’ex-ministre du Budget (mai 2007-mars 2010).

“Le rôle de ma femme c’est de proposer des placements dans le cadre de la loi. C’est ce qu’elle fait depuis 25 ans”, a expliqué Eric Woerth.

Sous l’autorité de Patrice de Maistre, Florence Woerth a été chargée depuis 2007, dans la société financière Clymène, du placement des dividendes perçus par Liliane Bettencourt de ses actions L’Oréal.

Lundi, Eric Woerth a de nouveau démenti avoir eu connaissance d’une quelconque fraude fiscale de la part de Clymène et de la possession par Mme Bettencourt de comptes bancaires illégaux, ce que laissent suggérer les enregistrements pirates. “Je n’ai aucune connaissance des dossiers sur la fiscalité de Bettencourt“, a assuré le ministre.

Si comptes il y a, “ça ne concerne pas la société de mon épouse. Elle me l’aurait dit tout de suite (…). Elle en aurait tiré les conséquences, elle serait partie”, a-t-il répété.

“Quand de Maistre dit que j’ai fait embaucher ma femme (chez Clymène, ndlr) c’est juste faux”, a aussi affirmé M. Woerth, accusant le gestionnaire de “se faire mousser” auprès de la milliardaire en évoquant sur “un ton libre” ses relations dans le monde politique.

Dans l’un des extraits sonores, du 4 mars 2010, mis en ligne lundi par Mediapart, on entend Patrice de Maistre parler à Mme Bettencourt de chèques à l’attention de la ministre de l’Enseignement Valérie Pécresse, alors candidate aux élections régionales, mais aussi d’Eric Woerth et de Nicolas Sarkozy.

 

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