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Frais de scolarité des écoles françaises à l’étranger : une contribution au cœur des discussions

Les chefs d’établissement français des États-Unis et les présidents des conseils d’administration ont rencontré le 24 octobre dernier à Washington la directrice de l’Agence pour l’Enseignement du Francais à l’Étranger (AEFE). Au programme de cette réunion, la contribution de 2 % sur les frais de scolarité demandée aux établissements homologués, et qui pourrait avoir un coût, aussi, pour les parents.

L’AEFE appelle cela une contribution. Mais ces 2 % qu’elle compte faire payer sur les recettes de droit de scolarité par les écoles homologuées de son réseau, est désignée communément par ceux qui s’y opposent comme une « taxe », directe pour les établissements, et indirecte pour les familles. En effet, les associations de parents d’élèves et des élus de tous bords représentant les Français de l’Étranger ont régulièrement exprimé leur crainte que cette contribution ne se traduise par une augmentation des frais de scolarité pour les familles.

En février dernier déjà, lors de la réunion de l’association des écoles françaises d’Amérique du Nord (AFSA), qui s’était tenue à New York, les représentants de l’AEFE, venus défendre ce prélèvement comme « une participation au maintien et à l’extension du réseau » avaient pu constater qu’aux Etats-Unis où les frais de scolarité sont souvent très élevés, le message ne passait pas. D’autant que venait d’être accordée la prise en charge complète de l’année de seconde, après celles de première puis de terminale, aux élèves des lycées français de l’étranger par l’État. Dans l’opposition, l’ADFE – Français du monde a ouvertement fait le lien entre cette mesure de gratuité et le besoin de financement de l’AEFE.

Selon plusieurs chefs d’établissement présents à la réunion qui s’est déroulée samedi 24 octobre à Washington, Anne-Marie Descôtes, la directrice de l’AEFE a donc proposé la possibilité pour chaque établissement de négocier cette contribution, qui pourrait prendre la forme de facturations à la prestation (inspection, formation d’enseignants…). Toujours d’après les chefs d’établissement interrogés, les discussions continuent… Aucun contrat ne liant L’AEFE et les écoles homologuées, l’agence ne peut juridiquememt leur imposer cette contribution, dont la mise en place aurait été repoussée à janvier 2011, ce qui réduit sa marge de manœuvre.

À noter que les établissements en gestion directe ou conventionnés du réseau de l’AEFE – le lycée Rochambeau de Washington et le lycée La Pérouse de San Francisco aux États- Unis – versent depuis cette année une contribution de 6 %.

 

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