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Françaises tuées en Argentine: un détenu de 24 ans confondu par son ADN

Gustavo Lasi, un jeune fonctionnaire à temps partiel détenu dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de deux jeunes Françaises en juillet dans le nord de l’Argentine, a été confondu par les tests ADN effectués à partir du sperme prélevé sur une des victimes.

“L’ADN de la semence prélevée sur le corps de Houria Moumni correspond à (celui de) Gustavo Lasi”, arrêté le 6 août dernier, a déclaré mardi à l’AFP le porte-parole du parquet de Salta (nord) Marcelo Baez.

Ce jeune fonctionnaire à temps partiel parfois employé comme guide dans la réserve naturelle de la Quebrada de San Lorenzo, fait partie des principaux suspects de l’assassinat de Melle Moumni (24 ans) et de Cassandre Bouvier (29 ans), retrouvées mortes le 29 juillet sur un sentier de cette zone touristique près de Salta (1.600 km au nord de Buenos Aires).

Au cours de l’enquête, il a déjà été établi que M. Lasi s’est trouvé en possession d’un appareil photo et d’un téléphone portable ayant appartenu aux Françaises, et qu’il aurait tenté de dissimuler la carabine de calibre 22 utilisée pour abattre Melle Bouvier.

Le juge Perez doit également entendre mardi le père et la petite amie du suspect -Walter Lasi et Maria Fernanda Canizares-, qui font partie des huit personnes détenues dans le cadre de l’enquête.

Le premier aurait aidé son fils à dissimuler la carabine, et Melle Canizares a affirmé avoir reçu en cadeau l’appareil photo et le téléphone portable des victimes. C’est en déclenchant ce téléphone que cette dernière avait mis les policiers sur la piste des Lasi.

D’après les enquêteurs, les deux étudiantes françaises ont été battues avant d’être tuées par balles. L’une d’entre elles, Melle Bouvier, a été violée. Selon les expertises médico-légales, les faits sont intervenus peu après l’entrée des victimes à la fin de l’après-midi du 15 juillet dans la réserve naturelle.

Selon le porte-parole, M. Lasi, qui se trouve “en position délicate”, doit être entendu mardi par le juge d’instruction Martin Perez, qui doit déterminer “quel rôle il a joué” dans ce crime.

C’est un laboratoire de Buenos Aires qui a été chargé de pratiquer les analyses d’ADN de sperme et de cheveux trouvés sur les corps des deux victimes, et de les comparer avec les échantillons génétiques prélevés sur les suspects.

Parmi les principaux suspects figurent Daniel Vilte, un maçon de 23 ans et Santos Vera, un jardinier de 37 ans qui a déjà avoué sa participation à l’agression.

Lundi, M. Baez avait annoncé qu’une analyse balistique avait permis de déterminer qu’une des armes trouvées en possession du huitième suspect, Raul Sarmiento (45 ans), avait été utilisée pour tirer deux balles découvertes dans le sol dans la zone du meurtre.

Le casier judiciaire de M. Sarmiento, un employé agricole arrêté dimanche, comporte des antécédents d’agressions sexuelles, mais ce dernier a nié lundi toute implication, selon M. Baez.

Sur la base des éléments recueillis jusqu’à présent, les enquêteurs estiment que l’agression sexuelle est le mobile des meurtres et non le vol comme ils le pensaient au départ.

Quatre autres suspects étaient toujours détenus lundi: le guide touristique Omar Ramos (47 ans) et un élève policier Federico Canizares (23 ans), frère de Maria Fernanda.

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