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François Baroin “confiant” dans le sauvetage de la Grèce

Le ministre français de l’Economie, François Baroin, a déclaré lundi à Washington qu’il était optimiste sur l’issue des négociations européennes pour sauver la Grèce, indiquant que la France ne soutiendrait pas une solution passant par un incident de crédit pour ce pays.

“Je suis confiant”, a déclaré M. Baroin à propos de la zone euro lors d’une conférence de presse. “On discute beaucoup les uns les autres au téléphone. On travaille énormément sur une solution qui permette et c’est ça l’objectif de la position que nous défendons en France, d’éviter un défaut collectif ou un événement de crédit”, a ajouté le ministre.

“La France n’accompagnera pas une solution qui s’apparente à un événement de crédit, c’est-à-dire à un abandon de la dette”, a-t-il ajouté.

Un incident de crédit (“credit event” en anglais) se produit lorsqu’un débiteur se retrouve dans l’incapacité de payer les intérêts ou le principal d’une dette à l’échéance, ou lorsqu’il conteste la validité de ses engagements vis-à-vis de ses créanciers, ou encore en cas de restructuration, soit quand les conditions initiales de l’emprunt sont revues en des termes moins favorables aux créanciers.

Les dirigeants de l’Union européenne sont sous pression pour boucler lors de leur sommet de jeudi un deuxième plan de sauvetage pour la Grèce, indispensable pour éviter une contagion de la crise, au moment où les marchés s’inquiètent de clivages persistants entre les Etats membres.

L’Allemagne exige une contribution du secteur privé, sous une forme ou sous une autre, au deuxième plan de sauvetage de la Grèce, afin de faire passer la pilule auprès de son opinion publique réticente à payer pour les autres économies.

Le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, a indiqué lundi à Bruxelles que la zone euro envisageait l’introduction d’une taxe sur les banques pour aider la Grèce, ce qui aurait l’avantage de ne pas conduire à un défaut de paiement partiel du pays.

Lors de sa conférence de presse à Washington, M. Baroin, a parlé plus généralement de la zone euro, où la Grèce n’est pas la seule à susciter des inquiétudes sur sa capacité à rembourser sa dette.

“Les investisseurs ont besoin d’être rassurés et ils le seront”

“Les investisseurs ont besoin d’être rassurés et ils le seront”, a-t-il dit, à propos de l’Italie. “Nous [la France, NDLR] ne sommes pas inquiets. […] Nous faisons confiance à l’Italie comme nous avons fait confiance à l’Irlande, comme nous devons aider la Grèce qui est dans une situation plus compliquée”, a-t-il ajouté.

M. Baroin devait rencontrer lundi en fin d’après-midi le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, avant de dîner avec son prédécesseur à Bercy, Christine Lagarde, aujourd’hui directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

M. Geithner a exhorté lundi les dirigeants européens à agir davantage pour empêcher les difficultés liées à la dette de certains Etats européens de dégénérer en une crise plus large.

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