Subscribe

François Fillon dénonce une “chasse à l’homme” contre Eric Woerth

Le Premier ministre français François Fillon a dénoncé mardi une “chasse à l’homme” et une “entreprise de déstabilisation” à l’encontre du ministre Eric Woerth après de nouvelles accusations portant sur le financement de la campagne électorale de 2007 qui visent aussi le président Nicolas Sarkozy.

“On est dans la calomnie, on est dans l’entreprise systématique de déstabilisation. Nous ne nous laisserons pas intimider par ces méthodes et je veux dire que ceux qui se livrent à cette chasse à l’homme, à des dénonciations calomnieuses, devraient au fond se poser la question s’ils ont encore une conscience”, a déclaré le Premier ministre.

Il s’exprimait lors d’une conférence de presse au Parlement européen, à l’issue d’un entretien avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

“Depuis le début de ce feuilleton (…) nous n’avons jamais eu un seul fait avéré, qui ait été prouvé; nous n’avons jamais eu un seul reproche réel à faire au ministre du Travail; nous n’avons jamais pu identifier une seule faute qui ait été commise par le ministre du Travail”, a ajouté M. Fillon.

“Comme naturellement ceux qui ont initié cette série de calomnies voient bien que l’accusation ne tient pas (…), alors on cherche à orienter désormais le tir sur un autre sujet qui est celui du financement de la vie politique”, a fustigé M. Fillon.

Le président français Nicolas Sarkozy affronte la crise politique la plus grave depuis le début de son mandat en 2007 avec le scandale Woerth-Bettencourt et sa dernière révélation.

Le site internet Mediapart a ainsi publié une interview de l’ex-comptable de l’héritière milliardaire du géant des cosmétiques L’Oréal, Liliane Bettencourt.

Claire T. qui a été entendue lundi par la police affirme, sous couvert d’anonymat, qu’Eric Woerth, aujourd’hui ministre du Travail, a reçu en tant que trésorier de l’UMP la somme de 150.000 euros en liquide au printemps 2007 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy .

L’ex-comptable affirme aussi que Nicolas Sarkozy, quand il était maire de Neuilly de 1983 à 2002 et “un habitué” de la table des Bettencourt, “recevait aussi son enveloppe”. L’entourage du chef de l’Etat et Eric Woerth ont démenti ces accusations.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related