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François Hollande se voit à l’Elysée

L’ex numéro un du PS, François Hollande, a affiché dimanche son ambition de conquérir l’Elysée, car “son destin” n’est “plus dans les petits rôles ou dans les personnages secondaires”.

Invité du Grand rendez-vous” Europe 1/le Parisien, le député de Corrèze a réaffirmé sa volonté d’être candidat –“je me prépare”– à la primaire qui devra désigner le candidat PS à la présidentielle de 2012. Il a écarté toute idée de succéder à Philippe Séguin comme premier président de la Cour des Comptes, alors que son nom a été cité dans la presse. “Ce n’est pas mon destin. Je ne pense pas qu’il soit bon que ce soient des responsables politiques qui président des organes de contrôle des pouvoirs publics”.

“Je suis dans la vie politique. La première présidence de la Cour des Comptes n’est pas dans la vie politique”, a-t-il dit, ajoutant: “Je ne suis plus dans les petits rôles ou dans les personnages secondaires”. Il a plaidé de nouveau pour une désignation du candidat PS “un an avant la présidentielle”, car une présidentielle “ça se prépare longtemps à l’avance, ce n’est pas une improvisation”.

François Hollande a fait valoir que “la meilleure façon d’éviter un 21 avril (élimination du candidat PS au premier tour de la présidentielle de 2002, ndlr) était de voter pour le candidat qui a une chance d’être président de la République”. “Une élection, quelle qu’elle soit, a-t-il dit, et cela vaut pour une élection présidentielle en particulier, c’est au premier tour qu’elle se joue, ce n’est pas au second”.

A cet égard, il a souhaité que le parti socialiste soit “la force centrale” avec qui se nouera “une alliance pour le progrès”. “Viendront tous ceux qui le voudront”, a-t-il dit, en précisant qu’il faudrait alors “dire bien avant le premier tour avec qui on veut gouverner” pour espérer gagner face à la droite “organisée dans un seul parti, avec un seul leader”.

“S’il n’y a pas une force centrale qui emmène toute l’opposition à partir d’un projet crédible et d’un leader accepté, il n’y a pas de victoire possible”, a insisté François Hollande.

S’agissant des régionales, il a souhaité que la “compétition” entre les socialistes et les Verts au premier tour soit “loyale et sereine” afin de ne pas compromettre leur alliance au second. Il faut “faire en sorte que nos différences (entre les verts et le PS, ndlr) ne fassent pas des incompatibilités”.

François Hollande a aussi estimé que “la liste arrivée en tête dans chacune des régions” devait être “la liste autour de laquelle se fera l’union” pour le second tour, en souhaitant que partout ce soit le PS.

Interrogé sur l’objectif de grand chelem fixé par la Première secrétaire Martine Aubry, il a répondu: “faire mieux, c’est toujours l’objectif”. Mais pour lui, le “bon critère” est celui du total des voix de gauche et des voix de droite. Le PS dirige actuellement 20 des 22 régions métropolitaines.

“Si la gauche est majoritaire (au soir du second tour des régionales, ndlr), ce qui est probable, est-ce qu’elle se met en ordre pour aller vers l’élection présidentielle pour la gagner ou est-ce qu’elle reste dans le désordre”, s’est interrogé M. Hollande pour qui “ce qui compte, c’est être en capacité pour diriger le pays”.

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