Subscribe

Frédéric Lefebvre, confiant du rassemblement de la droite derrière lui

Légèrement favori pour le second tour, Frédéric Lefebvre est convaincu que les électeurs de Damien Regnard et de Louis Giscard d’Estaing le rejoindront pour le second tour.

France-Amérique : Comment expliquez-vous avoir fait un meilleur score au premier tour cette année que lors de l’élection en juin dernier ?

Frédéric Lefebvre : Ma campagne de 2013 est une campagne de projets et de lien social. Les électeurs m’ont fait confiance au premier tour et je les remercie. Chaque campagne est différente, neuve. Depuis un an je partage ma vie professionnelle entre la France et l’Amérique du Nord. Avant même de savoir que cette nouvelle élection aurait lieu nous avons travaillé à des réformes structurantes avec mon think tank “Nouveaux Horizons” et des Français ici. Les électeurs regardent la personnalité des candidats, celui qui va se démener pour eux, celui qui les a compris, qui a les moyens d’agir sans passer deux ans en formation continue. Ils ont compris que je suis prêt aujourd’hui. Que mon équipe renouvelée est opérationnelle.

Un peu plus de 20% des “électeurs de droite” n’ont pas voté pour vous. Comment les convaincre pour ce second tour de se rattacher à votre candidature ?

Je suis un homme d’unité et de rassemblement, résolument axé sur le concret. Dans cette campagne, ma porte sera toujours ouverte à chacun. Ensemble, nous allons agir mieux et vite. Faites-moi confiance au second tour.

Les électeurs de Damien Regnard étant une des clés de ce second tour, allez-vous vous rendre au Texas ou en Louisiane, là ou Damien Regnard a remporté beaucoup de voix ?

Naturellement, je me rends partout, et au Texas notamment. Nous allons nous adresser ensemble aux électeurs. Ses soutiens mènent une campagne active pour moi. Tout comme l’UDI et Louis Giscard d’Estaing. Ils ont rejoint l’élan qui s’est dessiné au premier tour. Je veux qu’ils sachent que je suis leur candidat, que je vais mettre en œuvre une architecture nouvelle pour les aider et favoriser, à mon niveau, les nécessaires rouages entre la France et toutes les femmes et les hommes basés en Amérique du Nord. Croyez moi, c’est un projet enthousiasmant auquel j’entends associer ceux qui, au cours de cette élection, ont montré leur connaissance des dossiers et leur engagement. Damien fait partie de ceux-là.

Qu’est-ce qui vous différencie vraiment de votre adversaire socialiste ?

Je suis, moi, axé sur la défense des intérêts des Français de l’étranger. Une campagne peut-elle se résumer à la simple promotion d’un François Hollande en difficulté et de ses nouvelles taxations à l’endroit des expatriés ? Je ne suis pas un doctrinaire dans l’âme. Et si je représente aujourd’hui l’UMP, si je suis soutenu par la droite et le centre dans ma fonction, si les électeurs en décident ainsi, je représenterai tous les Français de l’étranger. Je le répète, tous seront les bienvenus dans mes permanences parlementaires.

Quelle serait votre première revendication, votre premier combat si vous êtes élu ?

J’ai plusieurs priorités majeures. Je suis en train de construire les ossatures de ma nouvelle association : “L’âme nord”. Elle devra être opérationnelle très vite. Ma première question d’actualité sera celle des infirmières de Montréal. Ma première proposition de loi sera pour supprimer la double peine que constitue la CSG payée par les Français d’ici. Une injustice que je combattrai aussi par la voie judiciaire.

Allez-vous essayer de convaincre le gouvernement de revenir sur la PEC (Prise en charge des frais de scolarité) ?

Mon premier amendement à la loi de Finances sera pour rétablir – non pas la PEC dont je sais que par idéologie le PS y restera hostile – mais les crédits : 32 millions d’euros en faveur de l’éducation des jeunes Français de l’étranger. J’exigerai au nom de la droiture en politique que cet engagement pris par François Hollande soit tenu et que les bourses soient réformées en conséquence. La France, c’est son intérêt dans la mondialisation, doit investir dans sa jeunesse ici.

Dans quelle mesure pensez-vous pouvoir intervenir dans l’accord de libre-échange Canada-UE et Etats-Unis-UE ?

J’ai suivi ce dossier en tant que ministre et je continuerai d’aider les autorités françaises et européennes dans les négociations qui sont sur le point d’aboutir au Canada et qui démarrent avec les Etats-Unis le 8 juillet prochain.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related