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G20: vers un conscensus pour résorber les déséquilibres

Les pays riches et émergents du G20 se dirigeaient vendredi à Washington vers un consensus sur les moyens de désigner les Etats membres devant faire le plus d’efforts pour résorber les déséquilibres économiques et financiers de la planète.

Les ministres des Finances et banquiers centraux ont eu un dîner de travail jeudi soir. Puis leurs adjoints et sherpas ont avancé vers un compromis. “Les discussions se sont bien passées pendant la nuit, il y a un accord”, a indiqué une délégation participant à ces négociations.

Au niveau ministériel, “nous sommes très proches d’un accord, oui”, a confirmé la ministre française des Finances Christine Lagarde, qui préside la réunion. Le G20 doit définir une formule commune pour dresser une liste de pays qui seraient sur des trajectoires économiques ou financières nuisibles pour le reste de la planète. Il peut s’agir d’un déficit trop élevé vis-à-vis du reste du monde, d’une monnaie sous-évaluée, ou d’une politique budgétaire non viable.
Il s’en suivrait des mesures correctrices à prendre au niveau national, qui seraient recommandées dans des “lignes directrices, avec des critères plus stricts”. Selon l’ordre du jour de la présidence française, il s’agit de “renforcer notre capacité à coordonner nos politiques économiques”.
La liste des pays qui devront donc faire l’objet d’un examen approfondi dans la seconde partie de l’année ne devrait pas être publiée dans la déclaration finale de Washington. Les ministres réfléchissaient encore, vendredi matin, à la manière de communiquer cette liste.

Les Etats-Unis seraient présents dans la liste

Selon une autre source proche des négociations, elle devrait comporter de cinq à dix à pays. Les Etats-Unis, premier importateur mondial et pays avec le plus gros déficit commercial de la planète, et la Chine, qui détient à l’inverse la première place en matière d’exportations et d’excédent commercial, sont assurés d’y être dans toutes les configurations, a ajouté cette source.
Le Japon et l’Allemagne, autres grandes puissances exportatrices, pourraient y figurer, en compagnie de certains pays émergents.

Le G20 Finances doit aussi inclure dans sa déclaration des mots sur les sujets qui ont agité l’économie mondiale depuis sa dernière réunion, à Paris il y a deux mois: les révoltes populaires dans les pays arabes et l’aide à consacrer aux pays en transition démocratique, le séisme qui a frappé le Japon le 11 mars, et la montée des prix de l’alimentation et de l’énergie.

La présidence française du groupe souhaite également progresser sur les garde-fous contre la spéculation sur les produits alimentaires, les réformes pouvant améliorer le système monétaire international, ou encore la coordination de la régulation financière. Sur ce chapitre, la France veut la constitution d’une autre liste: celle des “établissements bancaires d’importance systémique”, qui feraient l’objet d’une surveillance particulièrement étroite.

 

 

 

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