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George W. Bush, un “fardeau” pour le leader républicain du Sénat américain

Le leader de la minorité républicaine du Sénat américain Mitch McConnell a affirmé mardi sur la chaîne de télévision NBC que le président George W. Bush était un “fardeau politique”. Barack Obama était quant à lui au Congrès pour tenter de convaincre les républicains d’adhérer à son plan de relance de l’économie.

“J’étais un grand supporteur du président, mais l’impopularité présidentielle est mauvaise pour le parti du président”, a dit M. McConnell en évoquant les défaites électorales “subies” en 2006 et 2008. “Nous souhaitons bon vent au président Bush, mais sincèrement, nous n’aurons plus à porter ce genre de fardeau politique comme lors des deux dernières élections”, a ajouté le leader républicain.

Les républicains font face à des majorités démocrates renforcées à la Chambre des représentants américaine et au Sénat depuis les élections du 4 novembre. Appelés à se prononcer bientôt sur un plan de relance de l’économie américaine de 825 milliards de dollars proposé par les démocrates, ils se montrent réticents devant de telles dépenses publiques.

Le président Barack Obama s’est lui même rendu mardi au Congrès pour affirmer l’urgence de la situation et tenter de rallier une partie de ses adversaires républicains à ce gigantesque plan de relance. Il les a invité à “mettre la politique de côté”.

Mais pour l’instant, ni lui, ni les républicains n’ont donné aucun signe de pouvoir s’entendre sur ce plan de plus de 800 milliards de dollars, censé relancer une économie mal en point et sauver ou créer trois ou quatre millions d’emplois

Il démarchait les républicains au lendemain d’un lundi noir pour l’emploi: de grandes entreprises, dont certaines passaient pour les plus à l’abri, ont annoncé la suppression de dizaines de milliers d’emplois.

M. Obama, qui peut compter sur une majorité démocrate dans les deux chambres du Congrès, peut pour ainsi dire se passer des voix des républicains pour, comme il le voudrait, faire approuver le plan d’ici au 16 février. La Chambre des représentants pourrait voter mercredi sur une version du plan. Mais M. Obama veut tenir la promesse de gouverner en faisant fi des appartenances politiques. Et il veut obtenir le soutien le plus large possible, en guise de caution politique pour un plan dont la réussite n’est pas garantie.

“Je ne m’attends pas à un accord à 100% de la part de mes collègues républicains, mais j’espère que nous saurons tous mettre la politique de côté et faire ce qu’il faut pour les Américains”, a-t-il dit.

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